Essayez de comprendre ces hiérarchies qui, les unes après les autres, vont foncer sur Jésus:
1ère raison :
Il faut lui faire payer. Il faut Le faire souffrir. C’est l’expression à ce moment-là de toute cette rancœur, de tout cette haine accumulée. Ils avaient souvent voulu mettre la main sur Jésus par la lapidation, par toutes sortes de méthodes humaines et ils n’y sont pas arrivés. Mais maintenant, Il est là sans forces apparentes, faible dans sa réalité. C’est le moment où Il est brisé; Il attaqué spirituellement; Il est attaqué intellectuellement; Il est attaqué moralement; Il est attaqué physiquement. Ce n’est pas seulement les coups mais c’est toute la pression de l’enfer qui est là ! C’est la haine ! C’est la vengeance ! C’est une puissance de souffrance qui est comme un fleuve de haine et de souffrance qui se déverse sur lui à la croix !
2ème raison :
Mais ça ne s’arrête pas là ! Parce que si Jésus va jusqu’au bout, sa mort va apporter la délivrance à tous ceux qui croiraient en Lui ! A ce moment-là tout en faisant payer à Jésus toute la souffrance, il y a cette course en avant des principautés les unes après les autres, de plus en plus fortes, de plus en plus hiérarchisées; quand les plus petites hiérarchies n’arrivent pas à enlever ou à sortir, du cœur ou de la bouche de Jésus, un cri de reniement ou un cri de rébellion envers Dieu, elles appellent les autres dominations plus importantes et plus fortes qu’elles, au secours.
Et dominations après dominations, principautés après principautés, ce sont toutes les hiérarchies du monde spirituel occulte qui viennent sur Jésus pour le faire tellement souffrir, pour qu’Il lâche, pour qu’Il arrête, pour qu’Il n’aille pas jusqu’au bout !
Et quand vous entendez » descends de la croix » c’était encore un pression ! » Il a sauvé les autres » c’était encore une pression ! Quand nous entendons le cri à la croix » mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m’as-tu abandonné ! » c’était encore une pression ! Il est livré en pâture aux démons! Il est livré en pâture aux dominations ! Mais plus que cela, Il a tout le poids de toute la puissance, de haine, de souffrance, de mal, dans ces dominations, dans toute cette construction de rassemblements. En un mot, c’est toute la hiérarchie de l’enfer qui s’est unie au dernier moment pour empêcher par la souffrance, Jésus d’aller jusqu’au bout, et pour faire sortir au moins de son cœur, au moins de ses lèvres, au moins de son regard, au moins de son attitude, un sentiment, une pensée, une parole de rébellion, de fuite, de refus.
Mes amis, c’était terrible à la croix. Pourquoi Jésus a-t-Il vaincu les dominations ? Ce n’était pas parce qu’Il était » le superman rempli du super Saint-Esprit « . Jésus a vaincu par sa faiblesse. Parce qu’Il s’est laissé faire. Parce qu’Il a intercédé pour les coupables. Parce que le mal qu’on lui faisait, Il l’a surmonté par le bien.
Et chaque pression de l’enfer était comme une éponge que vous pressez, – une éponge peut être sale et donner de l’eau sale – au contraire chaque pression de l’enfer, chaque goutte de sang, chaque expression, chaque respiration, n’entraînait pas le péché, la rébellion. Mais chaque pression supplémentaire, chaque hiérarchie supplémentaire des démons qui l’attaquaient, engendrait en Jésus une dimension spirituelle d’amour supplémentaire.
En un mot, au lieu d’engendrer le refus, au lieu d’engendrer la haine, au lieu d’engendrer la crainte, au lieu d’engendrer la frustration, au lieu d’engendrer l’incompréhension, plus les démons agissaient, plus Jésus couvrait cela par un amour de vie supplémentaire. « Semblable à une brebis muette devant ceux qui la tondent, Il n’a point ouvert la bouche. Il a été enlevé par l’angoisse et le châtiment. » Pas un mot, si ce n’est « Père pardonne-leur ! Ils ne savent pas ce qu’ils font. »
A la croix, les moments ont été terribles. Mes amis des choses se passent dans le monde spirituel et nous n’en comprenons pas toujours les rouages. Mais ce que j’aimerais vous dire, c’est que d’une hiérarchie après l’autre, Jésus a été le paratonnerre de toute la malédiction. Mais au travers de ce combat spirituel où finalement Il triomphait en restant faible, où Il triomphait en restant amour, où Il avait tout pour engendrer la haine, au contraire, à la croix Jésus met le point sur le » I » en ce qui concerne la création d’une humanité nouvelle.
Lorsque Jésus meurt, Il a construit en Lui, face aux oppositions, face aux trahisons, face à l’enfer, Il a créé en Lui une nouvelle humanité. Quand Jésus se relève de la mort, lorsqu’ Il monte au ciel assis à la droite de Dieu et qu’Il reçoit tout pouvoir dans les cieux sur la terre, lorsque le Christ vivant vient en nous, Il nous communique cette humanité nouvelle qui a vaincu la haine, qui a vaincu le péché, qui a vaincu Satan, qui a vaincu les dominations, qui a vaincu les autorités, qui a vaincu les esprits méchants.
La pression qui était sur Lui, par sa faiblesse, la faiblesse de Jésus a été plus grande que la force des démons. C’est merveilleux. Lorsque nous disons que Jésus a vaincu les démons, rappelons-nous que c’est parce que jusqu’au bout, Il est resté dans les sentiments, dans les dispositions, dans la vie qui est une folie pour la logique humaine, mais qui est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit. C’est par son humilité que Jésus a vaincu Satan et l’enfer tout entier.
Nous avons vu les hommes, le monde visible. Nous venons de voir l’assaut démoniaque.
Maintenant montons encore plus, dans le monde des anges au service de Dieu. Essayez pendant quelques instants d’imaginer les anges qui veulent courir au service de Jésus. Jésus n’a-t-Il pas dit à Pierre : « remets ton épée dans ton fourreau, si je le voulais, mon Père m’enverrait une légion d’anges. »
Essayons de voir le Christ à la croix du haut du ciel. Jésus est à la croix semblable à une brebis muette. Il est là. La malédiction est sur Lui. L’abandon de Dieu. Parce qu’au travers de ces choses, Dieu permet qu’Il soit livré pour que la malédiction de Dieu tombe sur Lui, pour que par ses meurtrissures vous et moi nous soyons guéris. Les anges sont là. Il y a des pleurs dans le ciel. Il y a des hurlements. Il y a des appels « Père, permets-nous d’aller à son secours ! »
Face à ce déferlement de toutes les hiérarchies démoniaques, les anges de Dieu veulent aider Jésus ! Mais le bras de la justice se lève et Dieu dit : « Non. Ne bougez pas ! Il faut qu’Il meurt pour que les autres puissent avoir la vie! » Et certainement que l’archange Michel et tant d’autres demandent à Dieu la permission d’y aller. Mais le bras de la grâce se lève et dit : Non. Il faut qu’Il meurt innocent pour que la grâce puisse être accordée à tous les coupables. »
Mes amis, à la croix ça été terrible ! Mais c’est la puissance de Dieu ! « Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent mais c’est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croît. »
PHIL 2/3 : Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes.
C’est un état de cœur. Nous ne sommes pas des ministères avec des titres. Nous sommes des hommes et des femmes qui servent dans l’expression d’un ministère. Nous ne mettons pas l’accent sur le ministère, nous mettons l’accent sur le service qu’accomplit ce ministère. Le ministère se reconnaît par le service et non pas le service par le ministère.
Nous retrouvons également cette notion d’humilité dans la famille.
Les enfants. « honore ton père et ta mère afin que tu prolonges tes jours… » Je pense qu’il y a des enfants, même des enfants de chrétiens, qui plus tard pourront recevoir plusieurs onctions d’huile, mais ils mourront avant l’âge, car tant qu’il n’y a pas repentance dans leurs comportements envers leurs parents… Quand Dieu dit quelque chose, Il le fait.
« Honore tes conducteurs. Honore les personnes âgées. Honore les autorités. » Et dans notre société de rébellion, parce qu’a été enfantée une société de rébellion, que vous retrouvez dans l’église, ces valeurs manquent. A cause du manque d’équilibre, beaucoup se sont cassés la figure. Mais ce qui est tragique, c’est qu’ils ne se sont pas seulement cassés la figure, mais ils ont fait du mal autour d’eux, et ils ont freiné le Royaume de Dieu.
Le problème du retour de Jésus-Christ; nous croyons tous que le retour du Seigneur vient, mais nous devons savoir que ce retour est retardé par l’état lamentable du peuple de Dieu. Parce que Jésus ne va pas venir prendre une église handicapée, une église moribonde. Il veut une église sans tâche, ni ride, ni rien de semblable. C’est pour cette raison qu’il faut que le Saint-Esprit se lève, pour que nous soyons prêts et que notre état attire Jésus.
« Tu ne parleras pas mal du chef de ton peuple même si c’est un mauvais chef. » Jésus a dit à Pilate : « Tu n’aurais aucun pouvoir si cela ne t’avait été donné d’en-haut. »
Notre soumission est exigée par la Parole de Dieu jusqu’au moment où cette soumission aux hommes, nous rend insoumis par rapport à Dieu. Dès que la soumission humaine nous oblige à désobéir à Dieu, nous devons désobéir aux hommes et obéir à Dieu. « Jugez vous-mêmes s’il vaut mieux obéir aux hommes qu’à Dieu. » dira Pierre. Tant qu’il n’y a pas contradiction entre l’autorité humaine et l’autorité divine, qui que ce soit, nous devons nous soumettre. C’est une clé de bénédiction, parce que tout autorité vient de Dieu Romains ch 13.
COL 3/12 : Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience.
Il y a donc une action de notre part. C’est nous qui devons nous revêtir. Il n’est pas dit qu’il faut que tu pries pour que Dieu te rende humble ! Il est dit : « revêts-toi d’humilité ! » C’est un geste ! C’est une décision ! C’est un choix que tu fais ! Tu peux partir avec ton orgueil ! Tu peux te gonfler ! Même dans ta foi chrétienne ! Mais plus tu montes ! Un jour tu descendras ! Mais si tu te revêts toi-même de l’humilité, si tu descends, alors Dieu, Lui-même, t’élèvera au temps convenable !
MAT 5/1-11: 1 Or, voyant les foules, il monta sur la montagne ; et s’étant assis, ses disciples s’approchèrent de lui ; 2 et ouvrant sa bouche, il les enseignait en disant :
3 Heureux les pauvres en esprit, parce que le royaume des cieux est à eux.
4 Heureux ceux qui pleurent, parce qu’ils seront consolés.
5 Heureux ceux qui sont doux, parce qu’ils hériteront la terre.
6 Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, parce qu’ils seront rassasiés.
7 Heureux les miséricordieux, parce qu’ils obtiendront miséricorde.
8 Heureux ceux qui sont purs de coeur, parce qu’ils verront Dieu.
9 Heureux ceux qui procurent la paix, parce qu’ils seront appelés fils de Dieu.
10 Heureux ceux qui sont persécutés à cause de la justice, parce que le royaume des cieux est à eux.
11 Heureux êtes-vous, lorsqu’on vous dira des injures, et qu’on vous persécutera, et qu’on dira faussement contre vous toute sorte de mal à cause de moi.
PROV 22/4 : Le fruit de l’humilité, de la crainte de l’Eternel, C’est la richesse, la gloire et la vie.
Et pour conclure, j’aimerais vous donner quelques exemples pour vous montrer que la marche chrétienne n’est pas de la poudre, de la mousse évangélique. Mais que ce qui est important c’est notre cœur, parce que Dieu regarde au cœur. Rappelez-vous le choix de David par rapport à ces autres frères.
Le premier point qui m’a marqué pour toujours, c’est le lavage des pieds des frères en Afrique. Quand dans mon inconscience d’homme blanc, dans mon inconscience de pasteur, de prédicateur, dans mon inconscience de vouloir faire du bien, mon inconscience de vouloir servir Dieu et élargir la vision de l’œuvre, lorsque Dieu nous a fait réaliser que finalement au fond de nous, il n’y avait pas la vraie humilité et que mon cœur humain était aussi raciste que celui des autres.
Je me rappellerai toujours quand on s’est retrouvé à genoux devant ces amis africains en leur demandant pardon pour nous, pour nos pères, pour tout ce que les blancs avaient fait, alors que ces hommes, ces femmes étaient là complètement ébahis, choqués par ce qui leur arrivait, quand à un moment donné, mon cœur s’est rompu une fois pour toutes, devant ce vieillard qui ressemblait comme deux gouttes d’eau à mon père, et qui m’a pris dans ses bras, et que j’ai pleuré pendant je ne sais combien de temps, quelque chose est mort définitivement en moi.
Je venais de goûter non pas à la puissance de résurrection de Jésus dont nous sommes tellement friands, mais je venais de goûter à la puissance de la mort de Jésus en moi. Les deux sont nécessaires : puissance de mort et puissance de résurrection. Depuis ce jour-là, je ne vois plus un noir, je ne vois plus un blanc, je ne vois plus un pauvre, je ne vois plus un riche, je vois une âme à sauver, je vois quelqu’un à pousser dans le service pour Dieu. Parce que Dieu veut faire de nous tous un royaume de sacrificateurs pour Dieu son Père.
Un deuxième point qui m’est resté particulièrement. Un jour, à Bangui lorsque nous étions des milliers de personnes au bord du fleuve de l’Ouganda et que nous avions fait une semaine d’évangélisation et qu’ensuite nous avons eu quatre cents baptêmes. Les gens entraient dans l’eau et tous les anciens étaient là, dans l’eau, en blanc en arc de cercle.
Je voyais les gens chanter sur le rivage, des chrétiens dans les pirogues qui chantaient, et je voyais des hommes porter les paralysés, les handicapés, les gens atteints de poliomyélite, les malades sur leurs épaules dans l’eau. A ce moment-là le ciel s’est ouvert. A ce moment-là l’onction de Dieu est descendue sur nous. Des sœurs africaines ont vu deux énormes anges nous couvrir. A ce moment-là des larmes que je ne pouvais pas retenir, ont littéralement jailli des profondeurs de mon être. A partir de ce moment-là, je n’ai plus jamais été le même, non pas seulement par ce que j’avais vu, mais par l’Esprit qui était là.
Savez-vous ce que c’est la puissance de la gloire de Dieu, c’est l’humilité de cette gloire. Quand l’onction est là, on ne fait plus le malin. Parce que nous sentons que Dieu est humble. Dieu est puissant mais Il est humble. Sa puissance a des entrailles d’humilité. Et Dieu agit par humilité et non pas par vaine gloire. C’est important de le comprendre.
Et le troisième point, c’est la résurrection du fils d’un de nos missionnaires. Auparavant quand je le prêchais, j’utilisais les biographies des livres pour dire : « Oui, Jésus ressuscite ! » Je n’avais jamais vu de résurrection au travers de mon propre ministère. Mais ce jour-là devant toute une famille, en pleine rue, un gosse mort, de quatre ans, une mère complètement choquée, un père qui hurlait, l’enfant mort et nous tous là.
Et quand après trois fois, nous avions commandé au nom de Jésus : « Tu reviens à la vie », quand à la troisième fois, alors que le découragement, le doute commençaient à entrer dans ma tête, lorsque j’ai eu cette révélation de l’esprit de cet enfant qui était juste au-dessus de lui, et lorsque d’une façon inconsciente j’ai commandé : « Au nom de Jésus tu reviens à la vie ! » Quand j’ai vu cet esprit rentrer en lui, un éclair dans ses yeux, un cri, l’enfant venait de revenir à la vie, je voudrais vous dire, jamais je ne pourrai oublier cela.
Quand vous touchez Dieu comme cela où quand Dieu vous touche, à ce moment-là c’est fini. C’est le sceau de Dieu sur les profondeurs de vos entrailles. Vous êtes un autre homme.
Quand le surnaturel vous touche vous n’êtes plus le même homme. Rappelons-nous Pierre, sur la parole de Jésus il a jeté le filet. Mais quand il a vu le miracle, il est tombé à genoux.
Nous, nous essayons de convaincre les gens, mais il suffit qu’une personne soit confrontée à la manifestation de la puissance de Dieu, à ce moment-là le sentiment de la gloire de Dieu est tellement fort que la conviction de péché s’installe. « Retire-toi de moi, je suis un homme pêcheur. » dira Pierre.
Quand vous assistez à un miracle, quand il y a une onction du miracle qui se manifeste dans un auditoire, à ce moment-là nous sommes humbles parce que nous réalisons que ce n’est pas nous, mais que c’est le Seigneur qui agit.
A Lui en soit toute la gloire en Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.