10 septembre 2026 – https://lesalonbeige.fr/ – Par Michel Janva

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) enverra un courrier  à 1,6 million de femmes en France pour les informer d’un risque de tumeur au cerveau concernant le désogestrel, un progestatif, essentiellement utilisé comme contraceptif.

Une étude menée par EPI-PHARE a mis en évidence une augmentation très faible du risque de méningiome chez les femmes utilisant du désogestrel de façon prolongée pendant au moins un an.

Ces résultats avaient déjà fait l’objet d’une information auprès des professionnels de santé. A la demande de l’ANSM, ces données ont été analysées au niveau européen. En juillet 2026, l’Agence européenne des médicaments (EMA) a recommandé l’ajout du risque de méningiome dans la notice et dans le résumé des caractéristiques du produit (RCP).

Les professionnels de santé ont ensuite été informés de ces nouvelles recommandations par un courrier (DHPC).

Il est estimé qu’ un cas supplémentaire de méningiome surviendrait pour 67 000 femmes qui utilisent ces médicaments. Ce risque augmente davantage chez les femmes de plus de 45 ans ou celles exposées plus de 5 ans.

En cas d’exposition antérieure à un progestatif à risque de méningiome (ex : acétate de cyprotérone, nomégestrol et chlormadinone), le risque devient significatif dès la première année d’utilisation du désogestrel seul 75 μg.