4 avril 2022 : Par Michel Janvahttps://www.lesalonbeige.fr/

Justin Trudeau, Premier Ministre du Canada a envoyé en décembre un document au Ministre des finances Chrystia Freeland, lui confiant le mandat, dans lequel il décrit le scénario des politiques économiques prévues pour l’avenir. Parmi les objectifs à venir soulignés dans le document figure une directive visant à

“[…] introduire des amendements à la loi sur l’impôt sur le revenu afin de rendre les organisations anti-avortement, qui donnent de faux conseils aux femmes enceintes sur leurs droits et leurs options, inéligibles au statut d’organisme de bienfaisance”.

Dans la même directive, le Premier Ministre a également demandé une augmentation du crédit d’impôt pour frais médicaux afin de couvrir le coût des pratiques de fécondation in vitro pour les mères porteuses.

Les Centres de Crise pour Femmes Enceintes (CCG) du Canada sont affiliés à l’Association canadienne d’aide aux femmes enceintes, une organisation à but non lucratif d’inspiration chrétienne qui se consacre à l’information et au soutien des femmes pendant la grossesse, en particulier dans les cas où celle-ci n’était pas initialement prévue.

La question du statut d’organisme de bienfaisance, accordé ou révoqué à ces centres, n’est pas purement nominale ou de prestige, mais, comme il est évident, touche directement à la question fiscale et connexe des biens, fonds et dons dont ils peuvent ou non disposer.

Juergen Severloh, directeur du CPC (Canada’s pregnancy crisis centre movement) à Winnipeg, s’en inquiète.Dans une récente interview accordée à la chaîne CHVN et rapportée sur le site web du diffuseur, il a d’abord défendu les CPC contre les accusations de malhonnêteté, affirmant la clarté et la transparence des informations fournies aux femmes qui s’adressent aux centres, dont la mission est clairement pro-vie dès le départ mais en aucun cas jugeant ou agressif envers ceux qui leur demandent de l’aide ou des conseils.

Ce que craint Severloh, en particulier, c’est précisément la question financière et fiscale.

“Il y a un budget prévisionnel pour le mois, et dans ce budget figurent généralement des modifications de la facture fiscale, et cela nous inquiète.”

“Révoquer le statut de l’organisation caritative, cela signifie également que tous les actifs de l’organisation caritative doivent être transférés. Cela signifie que le bâtiment qui abrite notre siège, nos biens et l’argent des dons seront perdus. Tout, tout est perdu.”

Surtout, des vies humaines seront perdues, celles des enfants à naître : au Canada, l’avortement volontaire est légal même après 20 semaines de vie de l’enfant dans le ventre de sa mère.

Colette : Le Canada ajoute une pierre à ces autres ignominies. Quand Trudeau va t’il arrêté de rabaisser ce pays, de le plonger de plus en plus dans le péché par tous ces mauvais choix ?

Il y a quelques années en arrière, on entendait des personnes dirent qu’il faisait bon vivre au Canada, ou d’autres personnes disaient qu’ils aimeraient bien faire leur vie au Canada, auraient-elles le même discours aujourd’hui ? Permettez-moi d’en douter !