20 février 2020 : Jean Ruben

« La terre et tout ce qu’elle contient appartient à Dieu » ;« L’argent est à moi et l’or est à moi, dit l’Eternel ».

S’il le désirait, Dieu pourrait se passer de nous et de notre argent. Mais il a voulu nous rendre participants de son œuvre (comme pour tous les autres domaines de la vie) ; mais en particulier sur le plan financier.

Un petit détail (mais dont les implications ne sont pas anodines) :

Quand mettre de côté ce que nous donnons pour Dieu ?


« Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu’il pourra, selon ce qu’il gagne » (1 Corinthiens 16v2) :

C’est-à-dire juste après qu’on ait reçu son salaire, et non une fois que le mois est bien entamé, que les prélèvements automatiques ou les crédits aient sérieusement diminué ce qu’on gagne.

La Nouvelle Alliance correspond à une nouvelle période : « Vous êtes, non sous la loi mais sous la grâce » (Romains 6v14) : nous n’avons pas à offrir des sacrifices pour mériter l’approbation de Dieu : Jésus-Christ a tout accompli pour notre salut et pour notre bénédiction. 

Mais il nous confie des biens dont nous sommes les gérants.

Comment concevoir les dons ? En donnant le dixième de nos biens ?

Pour l’argent, ce n’est plus un dixième que nous devrions donner au Seigneur,… mais la totalité de nos biens et de nos revenus. Jésus a dit :

« Quiconque ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple ».

Il est certainement facile d’avoir une belle théorie sur ce point et de ressembler pourtant à cet homme qui jette en l’air tous ses biens en disant : « Seigneur, prends tout ce que tu veux ! » et de garder pour lui tout ce qui retombe… 

Mais si le Seigneur nous appelle à être prêt à tout donner, il ne nous appelle pas à tout gaspiller en le jetant par la fenêtre, à n’importe qui, n’importe où et n’importe quand. Mais la sagesse doit s’exercer dans la libéralité ; et non dans l’avarice…

Les dîmes, les offrandes et certains sacrifices servaient à exprimer : la reconnaissance pour les bénédictions reçues ; la consécration pour Dieu ; l’amour pour le prochain (les plus défavorisés en particulier) ; ils servaient à ce que certains soient au service de Dieu.

Pour nous aujourd’hui, ces motivations ne sont-elles pas à conserver ?

Jésus n’a pas détruit le désir de nous consacrer à lui (et de le prouver financièrement) ; de donner ce qui permettra à notre Église, une mission, une œuvre (nous sommes appelés à voir au-delà de notre Église locale) qui leur permettent de vivre et de progresser ; d’aider les défavorisés (et en particulier les saints, « ceux qui appartiennent à Dieu ») ; de se réjouir, y compris par le biais de repas, avec les autres ; de lui prouver par des dons notre reconnaissance pour les biens qu’il nous accorde.

Et notre don reflète notre engagement devant Dieu : « Par ce service (d’une collecte pour les chrétiens de Judée) vous allez démontrer la réalité de votre engagement » (2 Corinthiens 9v13).

Les bénédictions à cause de la libéralité sont nombreuses dans la Parole ; mais attention : nous ne devons pas donner pour que Dieu nous bénisse (Jésus n’a pas dit que la pauvre veuve allait devenir riche) ; nous ne méritons rien, nous devons tout à Dieu et lui ne nous doit rien. Mais en le suivant, il est prêt à nous prouver qu’il s’occupe de nous, qu’il veut nous bénir, dans tous les domaines.

Paul parle du don (charisme) de libéralité que le Seigneur accorde à certains (Romains 12v8 ; c’est vrai qu’on en parle peu de celui-là…, à la différence d’autres plus spectaculaires), et certains prouvent qu’ils l’ont. Mais je peux m’interroger à travers quelques pistes de réflexion :

  •  je peux prier pour comprendre là où je suis appelé à donner et combien je peux donner ;
  • il faut que j’apprenne à discerner le superflu du nécessaire pour ma vie de tous les jours;
  • comment pouvoir mieux connaître les besoins des autres pour les aider ?

En tout cas, à la fin de sa vie, Jésus demandait à ses disciples qui avaient tout donné au Seigneur (Luc 22v35) :

« Avez-vous manqué de quelque chose ? »

Et eux de répondre : « Nous n’avons manqué de rien ».

Colette : Je sais ce que diront certains, il n’y a pas le mot dîme dans la nouvelle alliance (je vous rappelle que les premiers disciples de Jésus étaient Juifs, et qu’ils n’avaient pas de problème avec la dîme, c’était naturel pour eux), mais les dons, libéralités, offrandes, notre engagement envers Dieu de tout lui donner, va plus loin que la dîme, nous lui devons tout, alors redonnez pour l’église locale, pour aider la veuve et l’orphelin, pour donner de quoi vivre au serviteur qui s’occupe de vous, si tous ont de quoi vivre dans votre assemblée, il reste encore de l’argent, on peut alors aider nos frères et sœurs dans le pays auquel il y a eu une catastrophe. Même si vous êtes une assemblée de maison, il y a des frais pour le serviteur chez qui vous rendez un culte à Dieu. Pensez-y.

Bien sûr je condamne la doctrine de la prospérité, et c’est peut être à cause de cette doctrine que certains serviteurs, mal enseignés eux-mêmes, prêchent de ne pas donner la dîme, et ils ont des difficultés car les offrandes qui ne sont pas plus nombreuses, ne couvrent pas les besoins quotidiens de l’assemblée et par là ils privent de bénédictions les croyants.

Voilà aussi pourquoi l’église est malade, le manque de générosité dans le peuple, un cœur généreux fait une belle âme devant Dieu, PAS parce qu’il donne ou combien il donne, mais parce qu’il manifeste l’amour de Dieu envers les autres et que plus rien ne lui appartient, mais tout appartient à Dieu.

J’aurais personnellement des anecdotes à raconter sur les dîmes, je vous en rapporte 2 :

1) Un croyant d’une église qui était venu à la maison pour passer quelques jours nous dit :

«  Mon pasteur a des difficultés financières pour payer le loyer et les charges »

« Nous demandons, les dîmes et les offrandes ne suffisent pas ? »

« Ha ! mais nous n’en donnons pas, le pasteur prêche qu’il ne faut plus donner les dîmes, et en plus la plupart à l’église sont soit au chômage, soit au RMI, soit ils n’arrivent pas à trouver de travail »

Il y avait plus d’emplois à pourvoir à cette époque, cette conversation remonte aux années 2000.

2) Un frère avec sa famille, après notre formation de 2 ans alors que nous n’avions plus de travail fixe à l’époque parce que nous servions le Seigneur dans le ministère, et alors que nous étions à une centaine de km de chez lui, nous demande de venir chez lui pour rendre à culte à Dieu. Nous lui disons oui bien entendu, une fois par mois, à cause des frais.

Un jour que nous parlions des dîmes et des offrandes, il nous dit :

« Pour vous c’est facile de donner la dîme, vous n’avez pas grand chose, mais pour nous par exemple (ils avaient tous les 2 un gros salaire), c’est plus difficile, donner 10% de 3000 F (à l’époque) c »est facile, mais donner 10% de 30000 F, vous comprenez que c’est plus dur! »

Si nous ne savons pas bénir la maison de Dieu, n’attendons pas de bénédictions en retour, les prières de ces croyants tièdes, ne montent pas jusqu’au trône, leur avarice les empêche de toucher le cœur de Dieu, pas de la faute du Père qui les aime malgré tout, mais par leur propre idole : l’argent.

Pour terminer relisons Malachie 3 et faisons nôtres les paroles de ce livre, pas simplement les bénédictions que Dieu promet, mais aussi les reproches que l’Éternel déclame à son peuple : NOUS, et qu’il y ait des changements positifs dans nos vies.