22 juillet 2026 – https://www.ladepeche.fr/ –
Colette : Merci Jean Yves pour cette précieuse info, que beaucoup ne liraient pas autrement. Avant même que la loi soit promulguée, on voit déjà des dérives, qui ne manqueront pas, malheureusement, d’être multipliées. Les malades n’ont plus voix au chapitre, ni d’ailleurs leur famille.
Conséquence de la mentalité pro-euthanasie
Un patient de soixante ans au service réanimation de Pitié-Salpêtrière, dans le 13e arrondissement de Paris, s’est récemment réveillé d’un coma.
Le 2 juin dernier, les médecins du centre ont procédé à la limitation des actes médicaux sur le patient, et de les stopper « en cas de nouvelles aggravations de son état, tout en maintenant un projet de soins ».
Cette décision, la famille du retraité ne la comprend pas. L’homme avait « explicitement » demandé à continuer à vivre, dans des « directives anticipées et auprès de ses proches, la volonté de recevoir tous les soins nécessaires à sa survie ».
L’homme souffre d’une cirrhose sévère compliquée d’épisodes répétés d’encéphalopathie hépatique », ainsi que de lourdes séquelles après plusieurs AVC.
Colette : Petit rappel, avoir une cirrhose, ne veut pas dire être alcoolique.
- La famille du patient a d’abord engagé un recours en urgence devant la juridiction suprême française, une demande rejetée, puis une nouvelle devant le Conseil d’État, qui a confirmé ce refus ce lundi 20 juillet.
- Selon l’avocat du patient, l’équipe médicale « condamne » son client à une issue désespérée. « C’est un battant », le défend-il. Auprès de nos confrères, il confie n’avoir jamais vu ça, et estime que « les médecins ont pris une décision alors qu’il était dans le coma, mais qu’il s’est réveillé, est conscient, et a communiqué sur sa volonté d’être soigné ».
- D’après les médecins, l’état du patient est très dégradé, il supporte mal les soins apportés, et la volonté exprimée de l’homme était devenue inappropriée compte tenu de sa situation actuelle. La décision médicale est donc maintenue, pourtant, un médecin ne peut limiter ou arrêter un traitement susceptible d’entraîner le décès d’un patient « hors d’état d’exprimer sa volonté » qu’au terme d’une procédure collégiale et en tenant compte des volontés anticipées du patient.
