3 juin 2026 – Par Michel Janva – https://lesalonbeige.fr/e
Communiqué de La Fondation Lejeune :
Le verdict est tombé : la commission mixte paritaire (CMP) réunie mardi après-midi a échoué. Sept députés, sept sénateurs, aucun accord, fidèle reflet du rejet du texte par le Sénat à deux reprises.
Mais avant même que la CMP ne se prononce, Laurent Panifous, ministre chargé des relations avec le Parlement annonçait le matin : le dernier mot ira aux députés, le 15 juillet.
Colette : Bien sur qu’ils veulent que le dernier mot aillent aux députés puisqu’une grande majorité votent comme le veut le gouvernement macronniste, ils avaient tout prévu, sauf une chose : qu’il reste la prière à tous les chrétiens.
Le calendrier était écrit d’avance.
Aucune obligation constitutionnelle n’imposait cela. La navette entre les chambres aurait pu se poursuivre. Sébastien Lecornu pouvait respecter les rejets du Sénat. Il pouvait entendre la demande de référendum portée par plus de 200 parlementaires (proposition de loi référendaire à l’étude au Conseil constitutionnel).
Il a choisi de ne rien entendre ou a été forcé de se taire. Pendant ce temps, le ministre Panifous et la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, militants assumés de l’euthanasie, pilotent l’agenda.
Donner le dernier mot à l’Assemblée sur un sujet d’une telle gravité, est un passage en force. L’objectif se révèle : Emmanuel Macron tient à cocher la réforme sociétale de son quinquennat et à solder ce dossier avant la venue du Pape pour mieux réhabiliter sa réputation aux yeux des citoyens chrétiens.
Colette : Je n’aurais pas choisi ces mots « réhabiliter sa réputation aux yeux des citoyens chrétiens », j’ose espérer que les chrétiens en général (toutes confessions confondues, sont contre ce projet de loi de donner la mort. Quant à sa réputation, il y a longtemps là aussi j’ose l’espérer, que les français ne sont pas dupes à ce point et croire qu’il a encore une réputation à sauvegarder.
Face à ce hold-up politique de notre civilisation qui menace les personnes âgées, handicapées, malades, mais aussi les soignants, nous ne devons pas nous taire.
Six semaines. Tout reste possible.
Souvenons-nous : l’euthanasie, plus on en parle, plus on la rejette. En deuxième lecture, 53 députés ont changé de camp. Les députés se réunissent en commission du 8 au 15 juin, puis en séance la semaine du 22 juin. C’est maintenant que tout se joue.
Comme vient de le rappeler le Pape Léon XIV : « Une tentation subtile s’insinue : penser que les problèmes sont trop grands et nous trop petits. C’est une forme élégante de capitulation, déguisée en réalisme. Personne n’est sans responsabilité. »
Agissez dès aujourd’hui — et avant le 22 juin :
Si chacun appelle son député, il est encore possible de renverser la balance. La perspective de voir la France abandonner les citoyens les plus vulnérables à la mort provoquée et les soignants au soin dévoyé doit nous faire réagir, maintenant.
La Fondation Jérôme Lejeune organise avec les AFC, Alliance Vita, la Fondation OCH et d’autres associations une web-conférence le 8 juin à 20h30.
- L’objectif : rappeler les enjeux du texte, le calendrier et surtout les différentes actions possibles pour se mobiliser !
Communiqué de la Marche pour la vie :
Cet après-midi se réunissait, suite au rejet du sénat le mois dernier, une commission mixte paritaire en vue d’accorder les deux chambres sur un texte légalisant l’euthanasie et le suicide assisté. Mais une fois de plus, le consensus n’existe pas.
Nous remercions les parlementaires qui tiennent bon dans le refus de légaliser l’acte létal. Mais malgré ces oppositions, et la faible majorité qui vote en faveur de ce texte, le gouvernement affiche la volonté d’un passage en force le 15 juillet. Pourtant, il pourrait tout à fait prolonger les lectures,ou,ce que nous demandons, abandonner ce texte mortifère.
La Marche pour la Vie, avec VOUS, se bat depuis des années contre cette légalisation. Le permis de tuer pourrait être à nouveau voté d’ici 7 semaines. Allons-nous baisser les bras ?
Des cartes postales pour solliciter nos députés
Acteurs d’une large mobilisation inter-associative, nous avons envoyé dans tous les coins de France des milliers de cartes postales, afin que chacun écrive et demande un rendez-vous à son député !
Colette : Nous avons prié, nous avons espéré que les députés et les sénateurs qui votent pour l’adoption de cette loi, auraient un sursaut d’humanité et refuseraient en bloc ce texte. Nous pensions bien sur que les cartes étaient rebattues avec ce gouvernement Macron qui veut faire adopter ce texte mortifère pour satisfaire les amis qui lui ont demandé, c’est à dire les loges francs-maçonnes. Mais nous continuerons à combattre le diable qui a une part active dans cette loi et par tous les moyens.
