3 mai 2026 – Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.com.
Le double langage de l’Autorité palestinienne concernant les versements aux terroristes met l’accent sur la grande faiblesse du président Macron : à force, il se ment à lui-même.
Avec le temps, le président français s’est révélé être un piètre négociateur sans aucune vision ni jugeote. Un président au QI limité à mon avis – un peu comme Joe Biden. Je sais, vous semblez avoir tourné la page sur ce président Macron et n’attendez plus rien de lui : chaque fois que j’en parle, vous n’ajoutez même plus vos observations dépitées dans les commentaires !
Entrons un peu dans le détail.
Lors d’une conférence de presse en novembre dernier — « la première visite », a-t-il souligné, « d’un président palestinien depuis que la France a reconnu l’État de Palestine le 22 septembre 2025 » — Macron s’est dit confiant quant à l’assurance donnée par les dirigeants palestiniens selon laquelle les indemnités « pay-to-slay » (payer pour tuer) n’étaient plus versées aux terroristes palestiniens emprisonnés et à leurs familles.
« Le président Abbas m’a confirmé la suppression du système de paiement aux prisonniers et le lancement d’un audit indépendant pour vérifier cela », a déclaré Macron. « J’ai salué cette avancée, qui est essentielle pour la crédibilité de l’Autorité palestinienne elle-même et aux yeux de tous les partenaires internationaux. »
Macron avait publiquement subordonné cette reconnaissance à un programme de réformes palestinien plus large.
Dans une lettre adressée à Abbas le 24 juillet 2025, le président français écrivait :
« À la lumière des engagements que vous avez pris, la France procédera à la pleine reconnaissance de la Palestine. »
- Ces engagements, énoncés dans une lettre d’Abbas datée du 9 juin et rendue publique par Macron, comprenaient la promesse d’abroger la loi sur les versements aux « familles des prisonniers et des martyrs ».
- Quelques jours plus tard, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot déclarait devant les Nations unies que cela impliquait la suppression de ces paiements qui incitent à tuer des juifs. Le ministère français des Affaires étrangères a qualifié cet ensemble de mesures d’« engagements dont nous lui demanderons des comptes ».
Vous ne remarquez rien ?
Les deux hommes, je vous passe ce que je pense de cette lacune, n’ont même pas pensé à ce qu’ils allaient faire si jamais Abbas ne respectait pas ses promesses ! C’est piteux de bêtise. Pas de sanction, pas de menace, pas d’annulation de la reconnaissance symbolique d’un Etat qui n’existe pas et n’existera pas, rien. Ca ne leur a même pas effleuré le cerveau – il doit pas souvent fonctionner à plein régime.
Le Département d’État américain a publié le 28 avril un rapport qui confirme ce qu’Israël a démontré : l’Autorité palestinienne s’est livrée à une manœuvre de tromperie élaborée et continue à payer les terroristes et leurs familles.
D’un côté, vous me direz, puisque la tromperie est élaborée, il est normal que Macron ne l’ait pas vue. Vous avez raison.
Donc Macron et les Européens ont versé beaucoup d’argent, et en 2025, l’Autorité palestinienne a utilisé environ 156 millions de dollars de ces dons pour les verser aux terroristes incarcérés et aux familles des personnes tuées pendant qu’elles commettaient des attentats.
Pour être précis, l’Union européenne, principal donateur extérieur de l’Autorité palestinienne, a continué à verser son aide dans le cadre de son programme 2025-2027 en faveur de l’Autorité palestinienne, à hauteur de 1,6 milliard d’euros, dont 620 millions sous forme d’aide budgétaire directe. La France a poursuivi son soutien bilatéral selon les mêmes modalités.
Finalement, L’Europe et la France ont continué à payer alors que la Commission européenne avait elle-même reconnu en novembre 2025 qu’
« un versement avait récemment été effectué aux familles des détenus, sur la base d’un dispositif antérieur », ce qu’elle « regrettait profondément ».
Pourtant, ni Paris ni Bruxelles n’ont osé avouer que les engagements que Mahmoud Abbas avait pris n’avaient pas été tenus. Pas étonnant qu’en vivant dans le mensonge et l’opacité politique, l’Europe et la France se portent si mal.
Les systèmes politiques des années 60 ne fonctionnent plus, avec les réseaux sociaux et l’information qui arrive de partout (c’est pourquoi ils veulent la contrôler : ils ne savent diriger honnêtement).
Sous les pressions des réseaux sociaux, justement, l’Union européenne n’a pas pu longtemps continuer à faire semblant de ne pas être au courant.
Donc elle a voté, par 418 voix contre 207 crétins antisémites corrompus, pour dénoncer les livres d’école de l’Autorité palestinienne qui promeuvent le jihad, le terrorisme, et diffusent des thèses antisémites qui ramènent Dieudonné, Soral, Caron et Mélenchon au rang d’enfants de chœur.
Ni la France, ni l’UE, n’ont suspendu l’aide à l’Autorité palestinienne. L’information met du temps à arriver de leurs oreilles à leur cerveau.
Colette : Pendant ce temps, on demande aux Français de se limiter en tout, nourriture, carburant, loisirs, etc… en quelques mots « se serrer la ceinture », pour que l’on puisse donner aux tueurs de Juifs et à l’Ukraine. Bravo à tous ces gouvernants, qui vivent dans le lucre et la bêtise.
