22 août 2025 – Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Pierre Rehov pour Dreuz.info.

Il existe des textes qui semblent traverser le temps pour nous parler avec une brûlante actualité.

Le Psaume 83 est de ceux-là. Rédigé il y a trois millénaires, il dépeint une coalition de nations décidées à effacer Israël de la carte : « exterminons-les, qu’ils ne soient plus une nation ». Vision religieuse ? Poésie ancienne ? Ou prophétie annonçant ce que le peuple juif n’a cessé de subir jusqu’à nos jours ?

La coalition de la haine, hier et aujourd’hui

Le psaume énumère les ennemis d’Israël :

  • Édom, Moab, Ammon, les Ismaélites, Amalek, Tyr, la Philistie, l’Assyrie.

Les exégètes modernes voient là une cartographie saisissante :

  • Jordanie, Liban, Gaza, Irak, Iran.

Autant de nations ou de mouvements qui, au fil du temps, n’ont cessé de rêver la disparition de l’État hébreu.

Plus frappant encore : le texte souligne l’union de peuples normalement irréconciliables.

  • Sunnites et chiites, monarchies et républiques, nationalistes arabes et islamistes radicaux

– tous divisés par des rancunes ancestrales – trouvent une cohésion dès qu’il s’agit de s’opposer au peuple juif.

  • Le Hamas et le Hezbollah, ennemis naturels par doctrine (l’un sunnite, l’autre chiite), coopèrent volontiers contre Israël.
  • L’Iran chiite arme les factions palestiniennes sunnites.

Ce qui semblait improbable devient réalité, comme l’avait déjà annoncé le psaume : « ils ont consulté ensemble d’un même cœur ».

De la Shoah à la renaissance d’Israël

Le XXᵉ siècle a vu se rejouer ce complot antique à une échelle industrielle. La Shoah fut la tentative la plus systématique d’effacer jusqu’au nom d’Israël. Six millions de Juifs anéantis au cœur d’une Europe complice ou indifférente.

Mais à la sortie de l’abîme, le peuple juif renaît. En 1948, la proclamation de l’État d’Israël fait de Jérusalem le témoin vivant de la fidélité d’une promesse biblique.

  • La coalition arabe, aussitôt, tente de l’anéantir : elle échoue.
  • 1967, 1973 : même scénario. Israël est encerclé, Israël survit. Pire pour ses ennemis : Israël triomphe et élargit ses frontières.

Comme pour rappeler que la phrase du Psaume 83 – « qu’on ne fasse plus mention du nom d’Israël » – restera à jamais un vœu pieux.

L’ONU, tribunal à charge

Aujourd’hui, la coalition ne se limite plus aux armées. Elle se déploie dans les arènes diplomatiques et médiatiques. L’ONU, censée être garante du droit international, est devenue le principal amplificateur de cette obsession.

Israël y est condamné plus souvent que toutes les dictatures réunies. Pendant que la Corée du Nord, l’Iran ou le Soudan échappent à toute sanction, la moindre décision israélienne déclenche une avalanche de résolutions hostiles.

L’institution onusienne ne fait que rejouer, en termes modernes, le complot dénoncé par le Psaume 83 : une alliance universelle contre le peuple d’Israël.

Le nouvel antisémitisme occidental

À cette hostilité traditionnelle s’ajoute désormais un antisémitisme idéologique, enraciné en Occident. Dans certaines universités américaines ou européennes, le narratif islamiste s’habille des atours séduisants de l’anticolonialisme et des « droits de l’homme ».

Sous couvert de compassion pour les Palestiniens, c’est Israël qu’on délégitime, et derrière Israël, c’est le peuple juif que l’on stigmatise.

La propagande numérique amplifie ce phénomène. Comme le notait Phyllis Chesler, jamais les discours antisémites n’avaient circulé avec une telle rapidité. Les réseaux sociaux diffusent en boucle ce que les ennemis d’Israël espéraient depuis des siècles : isoler l’État juif, le délégitimer, préparer les esprits à son effacement.

Mais là encore, le Psaume 83 nous met en garde : ce complot n’est pas seulement politique, il est spirituel. Ceux qui haïssent Israël haïssent en réalité le Dieu d’Israël.

Israël, miracle du sionisme

Face à cette coalition, Israël existe. Et plus encore, il prospère. Puissance militaire et technologique, démocratie vivante dans une région minée par la tyrannie, Israël incarne à lui seul la réfutation des prophéties de malheur de ses ennemis. Le sionisme, loin d’être une idéologie récente, apparaît comme l’accomplissement d’une promesse biblique : « Je les ramènerai sur leur terre », avait dit le prophète Amos.

Chaque guerre perdue par ses ennemis, chaque tentative de délégitimation avortée, chaque survie miraculeuse d’un peuple si souvent condamné résonne comme l’écho du Psaume 83 : Israël est vivant parce que Dieu l’a voulu vivant.

Conclusion : la prophétie vivante

Le Psaume 83 n’est donc pas seulement une lamentation ancienne. Il est le miroir de l’histoire moderne du peuple juif.

  • La Shoah,
  • les guerres israélo-arabes,
  • l’hostilité permanente de l’ONU,
  • la haine idéologique en Occident,
  • les menaces de l’Iran,
  • les roquettes du Hamas et du Hezbollah

– tout cela réactualise les mots d’Asaph. Mais, à chaque fois, Israël demeure.

Tous les empires qui jurèrent sa disparition :

  • l’Égypte pharaonique, Babylone, Rome, l’Allemagne nazie

se sont effondrés. Israël, lui, survit.

Voilà le véritable miracle du sionisme : il n’est pas seulement un projet politique, il est la preuve vivante que les prophéties millénaires continuent d’éclairer notre présent.