29 octobre 2024 – Source : Guiame, d’après des informations d’Ataleia, de l’Agence de presse catholique et du Figaro.

L’opéra urbain « La Porte des Ténèbres » mettait en scène une poupée Lilith de 14 mètres de haut, crachant du feu par sa bouche et émettant des voix maléfiques, dans les rues de Toulouse.

La représentation de l’opéra urbain « La porte des Ténèbres » a rassemblé 1,2 million de personnes dans les rues de Toulouse du 25 au 27 octobre, selon un message publié sur les réseaux sociaux par le maire de la ville, Jean-Luc Moudenc.

Le défilé, financé par la mairie, mettait en vedette une poupée mécanique de 14 mètres représentant Lilith (figure démoniaque dans le judaïsme), la croix de Satan, le sceau de Lucifer et le signe de la bête – qui représentait les « trois signes prodigieux ». que Lilith rassemble pour ouvrir les portes de l’enfer, selon le prologue de l’opéra.

La poupée de Lilith représentait une créature mi-femme, mi-scorpion, qui crachait du feu par la bouche et de la fumée par le nez. De plus, il émettait des sons de rugissements et des voix de mauvais esprits.

L’opéra de rue présentait également des marionnettes du Minotaure et de sa demi-sœur araignée, Ariadne. 

« Chassée du Jardin des Hespérides, Lilith, la femme scorpion, a trouvé refuge dans les profondeurs de la Terre. Libérée par Hadès, roi des enfers, elle erre de ville en ville à la recherche d’âmes damnées pour augmenter le nombre de ses adeptes et sa puissance. Posant des signes prodigieux, elle tente d’ouvrir un passage vers l’au-delà », précise le prologue de l’œuvre.

Le spectacle, qui est la deuxième œuvre de l’opéra urbain « Gardien du Temple », a été produit par François Delarozière, artiste français et directeur de la compagnie de théâtre de rue La Machine.

Depuis la sortie du spectacle il y a quelques mois, le défilé avait déjà suscité controverses et critiques. 

Des publicités pour l’opéra, publiées sur les réseaux sociaux et placardées sur les fenêtres des tramways de la ville, montraient la statue de Lilith ainsi que des images d’églises en feu, une silhouette rouge démoniaque avec une tête de veau et plusieurs squelettes ambulants.

« Certaines personnes aiment regarder des films d’horreur, mais il faut payer pour les voir. Si nous n’avons pas envie de regarder tout cela, nous devrons rester à la maison pendant trois jours. La taille des structures fait qu’il est difficile d’échapper à ce triste spectacle », a protesté l’archevêque de Toulouse, Guy de Kerimel, dans un entretien avec Ataleia.

La Fédération protestante de France s’est également prononcée contre ce spectacle satanique.

« Nous aimons Toulouse pour son histoire, sa culture et son dynamisme. Toulouse c’est la vie, la joie et la beauté ! Cependant, les représentants de l’Église sont choqués et alarmés par le choix du thème de cet acte, qui présente Toulouse comme « la porte des ténèbres » », a déclaré l’organisation.