Image : avant et après reconstruction.

26 octobre 2021 : https://fr.timesofisrael.com

Avec l’armée de l’État islamique à proximité, deux ingénieurs et la cheffe d’une organisation ont audacieusement reconstruit l’ancien sanctuaire du prophète biblique

Une journée de printemps, au mois d’avril 2017, deux jeeps, aux vitres teintées, avaient parcouru une route sablonneuse du Kurdistan irakien, dans la direction du village chrétien d’Alqosh.

Dans les véhicules, deux ingénieurs israéliens – un par voiture pour des raisons de sécurité. Ils étaient entrés dans le pays en possession du seul passeport qu’ils détenaient, le passeport israélien, pour prendre part à une mission de restauration extraordinaire.

Les deux hommes, Yaakov Schaffer et Meir Ronen, avaient regardé au bord de la route, à travers les fenêtres opaques, les ruines issues des destructions entraînées par presque deux décennies de guerre. A 25 kilomètres environ, les combattants de l’État islamique étaient en train d’affronter l’armée irakienne.

« Pendant des milliers d’années, l’histoire du peuple juif a été intrinsèquement mêlée au tissu culturel de la région. Au cours des dernières décennies, ce lien fondamental a été effacé par le biais de destructions complètement délibérées ou par négligence pure et simple », explique Tiffen au ToI.

« Et c’est arrivé à un tel point que même si l’exode des Juifs fait partie de la mémoire vivante, il ne reste presque aucune trace de la vie vibrante et pérenne de l’histoire juive dans la région. Si nous n’avions rien fait pour préserver ce qui reste, cette histoire, la connaissance de la vie juive dans la région auraient complètement disparu ».

Les trois hommes étaient entrés. Commençant à examiner la structure, ils avaient envisagé les options possibles pour sauver ce tombeau antique.

En 2018 à Tel Aviv, Tiffen avait confié à ce journaliste, qui lui avait promis le secret, la manière dont il tentait de lancer un projet de restauration d’un tombeau en Irak qui, avait-il noté, était le lieu de sépulture du prophète Nahum.

« Pas un mot là-dessus jusqu’à la fin du projet », m’avait-il dit.

Sa première rencontre avec la tombe, en 2016, avait été un mélange de surprise et de crève-cœur. « J’ai été ébloui par sa beauté et ses dizaines d’inscriptions en hébreu sur les murs », a-t-il rappelé plus tard à ToI. « J’ai également été choqué par son état épouvantable, avec plusieurs parties du toit effondrées et les monticules de décombres qui entouraient la tombe. »

Voilà aujourd’hui cette histoire, racontée pour la toute première fois. C’est notamment l’histoire d’Israéliens entrés en douce en Irak pour évaluer les dégâts essuyés par le toit du tombeau et pour déterminer la meilleure façon de le restaurer. C’est aussi l’histoire d’un appel à l’aide lancé en direction de la communauté juive kurde et de ses connaissances profondes, avec l’implication du doyen informel de la communauté, Mordechai Zaken, érudit et déterminant quand il a fallu planifier la restauration du tombeau. Il s’est éteint il y a quelques mois.

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