23 mars 2026 – By Yves Mamou – https://www.dreuz.com/
Pas question pour les Arabes sunnites et les Européens progressistes de faire la guerre à l’Iran aux côtés d’Israël. Cachez ce Juif que je ne saurai voir.
Pourquoi les États arabes du Golfe, qui dépensent 100 milliards de dollars annuels pour leur défense (dont 40 milliards d’équipements militaires de pointe), ne ripostent-ils pas quand l’Iran les bombarde et les empêche d’exporter leur pétrole ?
Pourquoi l’Europe, malgré les mensonges de Téhéran sur le nucléaire et ses violations répétées de tous les accords précédemment signés, refuse-t-elle l’emploi de la force pour le respect de ce fameux « droit international » dont elle se gargarise si souvent ?
Ces questions, en apparence distinctes, renvoient en réalité à une même réponse : la place stratégique d’Israël dans le conflit.
Un paradoxe stratégique
Sur le papier, les intérêts d’Israël, des États du Golfe, de l’Union européenne et des États-Unis convergent :
- Israël veut mettre fin à la menace d’éradication qui pèse sur son territoire et sa population depuis plusieurs décennies.
- Les monarchies du Golfe ont toujours compris que l’Iran menaçait leur indépendance. Et les drones et missiles iraniens qui les frappent aujourd’hui concrétisent une volonté de domination qui aurait dû les amener à réagir.
- L’Europe a tout intérêt à empêcher une prolifération nucléaire iranienne qui déstabilise le Moyen-Orient et qui, tôt ou tard, la menacerait.
- Les États-Unis aussi ont toutes les raisons de considérer Téhéran comme une menace directe. Le régime a pris en otage leur personnel diplomatique en 1979, a assassiné 241 marines à Beyrouth en 1983, et fait hurler « Mort au Grand Satan » par des milliers de manifestants sur une base quotidienne depuis cinquante ans.
Les quatre (monarchies du Golfe, Union européenne, États-Unis, Israël) devraient unir leurs forces contre l’Iran. Mais aucune coalition militaire cohérente ne s’est mise en place. Et quand l’Iran bloque le détroit d’Ormuz par où transite 20 % du pétrole mondial, l »Europe progressiste morigène les États-Unis comme un fauteur de troubles.
Ce décalage entre rationalité stratégique et inertie politique appelle une explication plus profonde.
Israël, “perturbateur stratégique”
L’hypothèse défendue est que la présence d’Israël transforme la nature même du conflit. Jusqu’à présent, Israël a mené ses guerres seul. Mais quand apparaît la possibilité d’une coalition contre un ennemi commun, les positions se figent.
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