12 mars 2026 –Source : Guiame, avec des informations d’ADF International et de Premier Christianity

L’État suédois accuse Daniel et Bianca Samson d’« extrémisme religieux » parce qu’ils fréquentent l’église trois fois par semaine. Ils sont séparés de leurs filles depuis trois ans.

Un couple chrétien suédois a perdu la garde de ses deux filles après avoir été faussement accusé d’« extrémisme religieux » dans leur éducation .

Sarah et Tiana sont séparées de leurs parents, Daniel et Bianca Samson, depuis trois ans, selon ADF International, une organisation de défense de la liberté religieuse qui représente le couple dans cette affaire.  À l’époque, Sarah avait 11 ans et Tiana 10 ans.

En décembre 2022, les filles ont été placées sous la protection des services sociaux suédois après que l’aînée, Sara, a fait une fausse déclaration d’abus à l’école. 

Ce faux signalement a eu lieu après une dispute entre la jeune fille et ses parents, qui lui interdisaient d’utiliser un téléphone et de se maquiller.

Quelques jours plus tard, Sara se rétracta et retira son accusation contre ses parents. Une enquête fut menée pour suspicion de maltraitance, et les autorités conclurent à l’innocence des parents.

De plus, le couple chrétien a subi une évaluation pour déterminer s’il était apte à s’occuper de ses enfants, et il l’a réussie.

Malgré cela, les filles n’ont pas été rendues à leurs parents, et les services suédois de protection de l’enfance ont accusé ces derniers d’être des « extrémistes religieux ».

Pour étayer son accusation, l’État suédois a cité la fréquence de la fréquentation de l’église par la famille (trois fois par semaine), le fait qu’ils priaient ensemble à la maison et qu’ils fixaient des limites religieuses pour leurs enfants.

La santé mentale des filles est affectée.

Depuis juin 2023, Sara et Tiana ont connu au moins trois phases de placement en famille d’accueil et ont été séparées l’une de l’autre.

Selon l’ADF, les deux jeunes filles ont déclaré à plusieurs reprises vouloir rentrer chez elles, mais leurs demandes ont été ignorées.

Placées en famille d’accueil, la santé physique et mentale de Sara et Tiana s’est détériorée. Leurs parents ont déclaré que toutes deux avaient tenté de se suicider.

« Nous aimons nos filles. Nous avions confiance que la Suède les protégerait et, lorsque la vérité a éclaté, nous espérions les voir rentrer à la maison. Pourtant, elles restent loin de nous et leur santé mentale continue de se détériorer », a déploré le père auprès d’ADF International.

Actuellement, Daniel et Bianca ne sont autorisés à rendre visite à leurs filles qu’une fois par mois, sous surveillance.

Affaire portée devant la Cour européenne

Les parents chrétiens ont porté l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme dans l’espoir de récupérer leurs filles. 

Toutefois, cette année, la Cour a jugé l’affaire irrecevable, faute d’épuisement de tous les recours légaux en Suède. Cette décision est définitive et sans appel. Les avocats d’ADF International étudient actuellement les suites à donner.

« Il incombe aux parents d’élever leurs enfants au premier chef et c’est leur droit. Lorsque l’État s’immisce dans la vie familiale en se fondant sur des choix parentaux ancrés dans des valeurs ou sur une discrimination fondée sur la religion, ce sont les libertés fondamentales qui sont menacées », a déploré Guillermo A. Morales Sancho, conseiller juridique chez ADF International.