28 janvier 2026 – Divers articles de journaux nationaux.
Sarah Mullally prend officiellement ses fonctions ce mercredi 28 janvier 2026 en tant que nouvelle chef(fe) de l’Eglise anglicane. Une nouvelle page s’ouvre dans l’histoire de l’Eglise d’Angleterre. A 63 ans, elle devient la toute première femme à prendre les commandes d’un poste jusqu’ici uniquement occupé par des hommes.
Cette ancienne infirmière était évêque de Londres depuis 2018. L’archevêque de Canterbury officie notamment lors des grands événements royaux, comme les couronnements, mariages et obsèques. Elle remplace Justin Welby, qui avait dû annoncer en novembre 2024 sa démission du fait de sa mise en cause pour sa gestion d’un scandale d’agressions physiques et sexuelles.
L’évêque de Londres, Sarah Mullally, a été nommée vendredi 3 octobre 2025 archevêque de Canterbury, devenant ainsi la plus haute responsable religieuse de l’Eglise d’Angleterre et chef(fe) spirituelle des anglicans, une première pour une femme, a annoncé le gouvernement britannique, mais elle reste cependant contestée : des paroisses, des prêtres, des évêques réfutent son autorité parce que femme.
Bergère face à un troupeau divisé ?
La nomination de Sarah Mullally à la tête de l’Église d’Angleterre suscite l’incompréhension d’une partie des prélats anglicans. Le monde anglican, partagé entre des Églises du Nord à tendance libérale et celles du Sud plus conservatrices, est au bord de la scission.
Forte de 77 millions de fidèles à travers le monde, la grande famille des Églises anglicanes va-t-elle se déchirer ? Depuis que Sarah Mullally a été nommée archevêque de Canterbury – devenant ainsi la première femme à la tête de l’Église d’Angleterre – une partie des évêques applaudit quand l’autre s’étrangle.
L’Eglise d’Angleterre, en perte de vitesse, compte une vingtaine de millions de fidèles baptisés, mais évalue à un peu moins d’un million le nombre des pratiquants réguliers, selon des statistiques portant sur l’année 2022.
L’Eglise anglicane est née en Angleterre au XVIe siècle d’une scission avec l’Eglise catholique en raison d’un désaccord entre le roi d’Angleterre et le pape. Elle se veut à mi-chemin entre catholicisme et protestantisme. A la différence de l’Eglise catholique romaine, elle ordonne des femmes et permet aux prêtres de se marier.
Progressiste à petit pas
Sarah Mullally, qui se dit « féministe » selon la presse, s’est prononcée en faveur des bénédictions pour les couples de même sexe, une question très controversée au sein de la Communion anglicane mondiale, l’homosexualité étant interdite dans certains pays africains. Depuis 2023, l’Eglise d’Angleterre autorise la bénédiction des unions de personnes de même sexe.
Elle s’oppose ouvertement à la législation qui autoriserait l’aide à mourir, actuellement examinée au Parlement britannique. Permettre aux malades en phase terminale de mettre fin à leurs jours avec une aide médicale est à ses yeux « irréalisable et dangereux« , car mettant en danger les plus vulnérables de la société.
Elle a par ailleurs souligné que l’Eglise d’Angleterre avait la « responsabilité » d’être « aux côtés de la communauté juive pour lutter contre l’antisémitisme sous toutes ses formes », au lendemain d’un attentat contre une synagogue à Manchester qui a fait deux morts, l’une des pires attaques antisémites dans le pays.
Dans le monde, les médias font résonner la nouvelle avec enthousiasme. En pleine vague féministe, ce choix vise-t-il à dépoussiérer l’image d’une institution vieillissante ? En octobre 2024, le journal britannique The Guardian rappelait que la fréquentation de ses lieux de culte avait chuté de 20% depuis 2020.
Colette : Pour ceux qui ne me connaissent pas, je ne suis pas favorable au fait qu’une femme devienne le chef d’une église, surtout à cette échelle. La femme à du travail dans l’Eglise, sans conteste, mais pas celui d’être pasteur et que des hommes lui soient soumis. C’est mon point de vue, chacun reste libre face à ces choix.
Maintenant, elle dit être féministe, un mauvais point, le 2ème être wokiste, donc pour l’inclusion, le 3ème pour nommer des hommes et des femmes du même sexe dans des responsabilités ecclésiales, elle ne doit pas correctement lire la Parole de Dieu. Et pour couronner le tout, elle rend grâce aux hommes, comme croyante, j’aurais rendu grâce à Dieu !
L’église anglicane va mal, je ne crois pas qu’elle ira mieux avec ce genre de décision.
Les seuls points positifs sont qu’elle n’a pas l’air antisémite,et qu’elle n’est pas d’accord pour l’aide à mourir (l’euthanasie, osons dire le mot) l’avenir nous le dira.
