Aiden Wilson Tozer (1897-1963), pasteur américain de l’Alliance chrétienne et missionnaire, prédicateur, auteur, éditeur de magazine et mentor spirituel. Il fut l’auteur d’ouvrages de piété considérés comme des classiques chrétiens, tel que « A la recherche de Dieu ». Tozer, prophète des temps modernes. Tozer était reconnu pour son engagement en faveur d’une vie spirituelle plus profonde .
Une adoration acceptable
Dieu veut que nous L’adorions. Il n’a pas besoin de nous, car Il ne pourrait pas être un Dieu autosuffisant tout en ayant besoin de quelque chose ou de quelqu’un, mais Il nous désire. Quand Adam a péché, ce n’est pas lui qui s’est exclamé :
» Dieu, où es-Tu ? » C’était Dieu qui s’est écrié : » Adam, où es-tu ? «
Paul, en écrivant aux Thessaloniciens, s’est référé à l’époque où Christ viendra pour être glorifié des saints et admiré par tous ceux qui croient qu’Il veut être glorifié, mais plus convaincants que n’importe quel texte de référence sont la pleine signification et le sens général des Écritures.
Toute la substance de la Bible enseigne que Dieu désire que nous L’adorions. Il y a, bien sûr, de bonnes et solides raisons théologiques et philosophiques à cela. Mais bien que Dieu désire que nous L’adorions, nous ne pouvons pas L’adorer simplement à notre guise. Celui qui nous a faits pour L’adorer a décrété comment nous devons L’adorer. Il n’accepte que l’adoration qu’Il a Lui-même décrétée.
Je voudrais vous parler d’un certain nombre de types d’adoration que Dieu a établis.
La première fausse adoration est l’adoration de Caïn, qui est l’adoration sans l’expiation. Ce type d’adoration repose sur trois erreurs élémentaires.
- La première est l’erreur qui suppose que Dieu est différent de ce qu’Il est. Celui qui cherche à adorer un Dieu qu’il ne connaît pas vient sans avoir été d’abord lavé par les braises de l’autel. Mais ce type d’adoration ne sera pas accepté par Dieu.
- La deuxième erreur est pour l’homme de supposer qu’il possède une relation avec Dieu qu’il ne possède pas en réalité. L’homme qui adore dans Christ et sans le sang de l’Agneau et sans le pardon et sans avoir été lavé présume beaucoup trop. Il confond l’erreur avec la vérité, et il en résulte une tragédie spirituelle.
- La troisième erreur est de rendre le péché moins grave qu’il ne l’est en réalité. Les psychologues, les psychiatres, les sociologues et cette bande de gauchistes qui sont apparus ces dernières années ont supprimé du péché toute terreur. Pour adorer Dieu de manière acceptable, nous devons être libérés du péché.
L’adoration de Caïn est une adoration venant d’un cœur irrégénéré.
Il y a ensuite l’adoration samaritaine. C’est une adoration hérétique dans le sens correct du mot » hérétique. » L’hérésie consiste à sélectionner ce en quoi l’on a envie de croire, et de rejeter, ou du moins ignorer, le reste. C’est cela l’adoration samaritaine, et notre Seigneur a dit : » Vous adorez ce que vous ne connaissez pas. «
Il y a ensuite l’adoration de la nature. C’est l’adoration de l’homme naturel, qui ne se situe que sur un plan poétique et philosophique. C’est une appréciation de la poésie de la religion. C’est une jouissance élevée de la contemplation du sublime.Ainsi sont les poètes ; ils aiment regarder les arbres et composer des sonnets. Eh bien, une grande partie de la religion et de l’adoration présumée ne vole pas plus haut que cela. Il s’agit tout simplement de la jouissance de la nature.
Je veux vous mettre en garde contre la religion qui n’est pas plus que de l’amour, de la musique et de la poésie. Il se trouve que j’étais en quelque sorte un fervent amateur de bonne musique. Je pense que les neuf symphonies de Beethoven constituent la plus grande composition musicale qui ait jamais été produite par l’homme mortel. Pourtant je réalise que j’écoute de la musique ; je n’adore pas Dieu nécessairement. Il y a une différence entre de magnifiques sons magnifiquement reliés ensemble et l’adoration. L’adoration est une autre affaire.
Ceci dit, j’ai réellement à cœur que nous réalisions que l’adoration dont je suis en train de parler possède une définition théologique précise, qu’il doit y avoir de la vérité en elle, et qu’elle doit demeurer dans les limites de la vérité éternelle ou alors être rejetée.
Dieu est Esprit et ceux qui L’adorent doivent L’adorer en Esprit et en vérité. Seul le Saint-Esprit peut rendre un homme déchu capable d’adorer d’une manière acceptable. Et sur ce plan là, seul le Saint-Esprit peut prier de manière acceptable ; seul le Saint-Esprit peut faire quelque chose d’acceptable.
Je ne connais pas votre position à propos des dons de l’Esprit, mais je crois que tous les dons de l’Esprit non seulement devraient être, mais ont été présents dans Son Église à travers tous les siècles. Les dons de l’Esprit donnés à l’Eglise sont les organes à travers lesquels le Saint-Esprit travaille, et Il ne peut pas travailler par l’intermédiaire de l’Eglise sans que les organes soient présents.
L’Eglise a été propagée par le Saint-Esprit, ainsi donc nous ne pouvons adorer que dans l’Esprit, nous ne pouvons prier que dans l’Esprit, et nous ne pouvons prêcher efficacement que dans l’Esprit, et ce que nous faisons doit être fait par la puissance du Saint-Esprit. Je crois que les dons sont dans le corps de Christ et que ceux qui adorent Dieu doivent L’adorer en Esprit.
Mais nous devons aussi L’adorer en vérité. Ainsi, l’adorateur doit se soumettre à la vérité. Je ne peux adorer Dieu de manière acceptable à moins d’avoir accepté ce que Dieu a dit à propos de cinq choses.
Avant que mon adoration ne soit acceptée, je dois accepter ce que Dieu a dit de Lui-même.Nous ne devons jamais, jamais, nous excuser de Dieu. Aucun homme n’a le droit de se tenir sur la chaire et d’essayer d’arrondir les angles d’une chose quelconque – ou de l’amender – que Dieu a dite sur Lui-même.. Je crois ce que Dieu dit de Lui-même.
Ensuite, pour adorer correctement, je dois croire ce que Dieu dit à propos de Son Fils. . Je dois croire ce que Dieu dit à propos de Son Fils Jésus-Christ, notre Seigneur.
Ensuite, je dois croire ce que Dieu dit de moi. Je dois croire toutes les choses mauvaises que Dieu dit de moi, et je dois aussi croire toutes les bonnes choses qu’Il dit qu’Il fera pour moi. Je dois croire que je suis aussi mauvais que Dieu le dit et je dois croire que Sa grâce est aussi grande qu’Il le dit.
Ensuite, je dois croire tout ce que Dieu dit sur le péché. Voilà un autre endroit où les psychologues et les psychiatres nous ont fait un grand tort. Ils ont fait du péché une euphonie. (Note : Harmonie de sons agréablement combinés) Ils l’appellent un complexe de culpabilité.
Il faut dire qu’il est possible d’avoir une expérience religieuse sans Jésus-Christ. Non seulement il est possible d’avoir une expérience religieuse, mais il est aussi possible d’avoir une adoration sans Jésus-Christ. C’est-à-dire qu’il est possible à un homme d’avoir une expérience consistant à parler avec Dieu ou à entendre Dieu lui parler.
Regardez Caïn. Caïn avait une expérience religieuse, mais Dieu ne l’a pas accepté. Regardez Balaam, fils de Beor.
Ce n’est pas une expérience qui nous sauve ; c’est le sang du Seigneur Jésus-Christ. L’adoration, ce n’est pas simplement avoir un sentiment solennel au sujet de la longueur du temps et de la brève durée de nos vies ici-bas sur terre, et de la grandeur vaste des cieux et de la petitesse de nos corps. Cela peut être beau mais ce n’est pas de l’adoration.
Pour adorer de manière acceptable, je le répète, il faut être né de nouveau par le Saint-Esprit par la foi dans le Seigneur Jésus-Christ et avoir le Saint-Esprit de Christ nous enseigner à adorer et nous rendre capables d’adorer.
La fonction normale des êtres moraux
Pourquoi Christ est-Il venu ? Pourquoi a-Il été conçu ? Pourquoi est-Il né ? Pourquoi a-t-Il été crucifié ? Pourquoi est-Il ressuscité ? Pourquoi est-Il maintenant à la droite du Père ?
La réponse à toutes ces questions est :
» Afin qu’Il puisse produire des adorateurs à partir des rebelles; afin qu’Il nous restaure à nouveau dans la place de l’adoration que nous connaissions quand nous avons été créés à l’origine. «
Ainsi, parce que nous avons été créés pour l’adoration, l’adoration est l’occupation normale des êtres moraux. C’est l’occupation normale, et non quelque chose que l’on vous colle à la peau ou que l’on ajoute, dans le même registre qu’écouter un concert ou admirer des fleurs.
C’est quelque chose qui est incrustée dans la nature humaine. Chaque vision momentanée des cieux nous les montre en train d’adorer :
- dans Ezéchiel 1:1-5, les créatures au sein du feu adoraient Dieu ;
- dans Esaïe 6 :1-6, nous voyons le Seigneur élevé sur Son trône et nous entendons les créatures qui disent : » Saint, saint, saint est l’Éternel des armées » ;
- dans Apocalypse 4:8-11, Dieu ouvre les cieux et nous les y voyons adorer Dieu le Père ; et dans le cinquième chapitre, du verset 6 au verset 14, nous les voyons adorer Dieu le Fils.
- dans Luc 19:37-40, la multitude entière des disciples adorait le Seigneur tandis qu’Il se dirigeait vers Jérusalem et certains les en empêchaient. Le Seigneur dit : » Ne les en empêchez pas ; s’ils se taisent, les pierres crieront. «
L’adoration est un impératif moral.
Ainsi, l’adoration est le joyau manquant dans l’évangélisme moderne. Nous sommes organisés ; nous travaillons pour le Seigneur ; nous avons nos programmes. Nous avons pratiquement tout, mais il y a une chose que les églises, et même les églises évangéliques, n’ont pas : c’est la capacité d’adorer.
Nous ne cultivons pas l’art d’adorer. C’est la pierre précieuse pleine d’éclat qui a été perdue dans l’Eglise moderne, et je crois qu’il nous faut la chercher jusqu’à ce que nous la trouvions.
Ainsi donc, lorsque les facteurs mentaux, émotionnels et spirituels dont je viens de vous parler sont présents et se trouvent, comme je l’ai admis, à divers degrés d’intensité,
en cantique, en louange, en prière et en prière mentale, vous êtes en train d’adorer.
