18 juin 2025 – https://tribunechretienne.com/

« Nous sommes profondément alarmés par cette décision. Notre inquiétude naît de notre compassion pour les mères comme pour les enfants à naître. »

Par 379 voix contre 137, la Chambre des communes a adopté un amendement controversé au projet de loi sur la criminalité et la sécurité publique,

autorisant l’avortement pour toute raison, jusqu’à et pendant l’accouchement.

Cette modification législative, connue sous le nom de New Clause 1, supprime toute responsabilité pénale pour les femmes qui pratiqueraient leur propre avortement, à n’importe quel stade de la grossesse.

Ce changement majeur intervient alors que le texte initial visait à lutter contre les violences, notamment celles faites aux femmes, et à renforcer la sécurité face aux crimes liés aux armes blanches.

L’archevêque John Sherrington, en charge des questions de vie à la Conférence des évêques d’Angleterre et du pays de Galles, a réagi en ces termes :

« Nous sommes profondément alarmés par cette décision. Notre inquiétude naît de notre compassion pour les mères comme pour les enfants à naître. »

Il a ajouté :

« New Clause 1 lève toute responsabilité pénale pour les femmes réalisant leur propre avortement, y compris jusqu’à la naissance. Cette décision réduit significativement la protection de la vie des enfants à naître et causera un grave préjudice aux femmes enceintes, qui seront encore plus vulnérables à la pression ou à la contrainte. »

L’archevêque a également averti que cette évolution risque de banaliser les avortements tardifs à domicile, sans avis médical :

« Ce changement légal encouragera les avortements à domicile dangereux et tardifs, et dissuadera les consultations médicales essentielles. »

Il appelle néanmoins à garder l’espérance :

« L’Église continue de travailler inlassablement pour défendre la dignité de chaque vie. Nous ne délaisserons pas les femmes enceintes ni leurs enfants à naître dans leur moment le plus vulnérable. »

La députée travailliste Tonia Antoniazzi, à l’origine de l’amendement, a défendu sa proposition en affirmant :

  • « Assurons-nous qu’aucune femme désespérée ne soit plus jamais soumise à une enquête criminelle traumatisante au pire moment de sa vie. »