https://www.missiontimothee.fr/ – Daniel Issarte, et Jérémie Loiret,

Nous avions en notre possession des documents qu’après réflexion il nous semble important de diffuser, tant la question de la louange nous préoccupe ces derniers temps. Après avoir visité des églises évangéliques à différents endroits du globe, le constat ne cesse de se confirmer : les chants ont imprégné et marqué de leur style les cantiques au sein de nombreuses églises : que ce soit en Bulgarie, à Madagascar ou au Brésil, on se pâme sur les mêmes mélodies.

Cette vague qui déferle un peu partout, même dans les milieux évangéliques réputés les plus sérieux, tend à faire disparaître toute écoute sérieuse de la Parole de Dieu au profit d’une ambiance de sensualité ou d’exaltation surfaite. L’Esprit de Dieu n’a plus accès aux consciences complètement anesthésiées dans cette fausse extase : c’est le règne de la chair et la disparition progressive de la crainte de Dieu.

Selon le témoignage de la Bible, la musique et les chants sont employés, soit pour la louange exprimée par les lévites comme le montre l’A.T, soit pour les cantiques spirituels de l’église, d’après le N.T, mais aussi pour des cultes idolâtres comme l’adoration de la statue d’or érigée par Nebucanedtsar.

Il existe une musique au service et à la gloire de Dieu, inspirée par le Saint-Esprit. Mais il existe également, à coté d’une musique que l’on peut qualifier de neutre, une musique au service de Satan, inspirée par l’esprit du monde. Soyons donc vigilants sur toutes les influences qui agissent dans notre cœur, notre entendement, nos pensées et nos sentiments, afin d’éviter ou de refuser ce qui peut nous porter préjudice.

Celui qui est passé par une vraie conversion est conduit, le cas échéant, à reconnaître que son asservissement à la musique du monde est un péché devant Dieu, il apprend à aimer ce qui lui paraissait autrefois fade, voire ridicule, les cantiques que le Seigneur lui-même a inspirés à ses enfants au cours des siècles. Il y verra la richesse spirituelle de vies marquées par une marche de la foi.

La position du croyant face à l’infiltration de la musique mondaine dans l’église dépend de sa propre rupture avec les plaisirs du monde. Je suis persuadé que c’est l’une des raisons principales des différends entre chrétiens sur cette question.

Le problème des chants charismatiques

Ces chants sont particulièrement fascinants pour la jeune génération de chrétiens. Leurs mélodies entraînantes semblent communiquer joie, enthousiasme, élan et force. Elles touchent essentiellement les sentiments. C’est probablement pour cela qu’elles ouvrent le mieux la voie à l’influence séductrice du mouvement charismatique. Il est donc d’autant plus important de discerner, devant Dieu, quelle doit être notre attitude face à ces chants.

Ces affirmations résultent de cinq années d’expérience au sein du milieu charismatique, particulièrement pour avoir participé intensivement à un « groupe de louange ».

La source de cette musique pop est clairement démoniaque. Elle provient de cultes idolâtres de diverses tendances : rites africains conduisant à l’extase, à des transes et à des possessions. Elle provient également de la musique rock, de chants méditatifs hindous et bouddhistes qui, eux aussi, conduisent à l’extase et aux transes.

Le chanteur pop, Jimmy Hendrix, déclare : « La musique, ayant sa propre spiritualité, permet de créer une ambiance. Tu peux hypnotiser les gens par la musique et, si tu touches leur point faible, tu peux prêcher à leur inconscient ce que nous voulons leur dire ».

Les mélodies charismatiques exercent leur effet de séduction spécifique sur l’âme de ceux qui les chantent. Elles produisent une ouverture à l’extase, un affaiblissement de la vigilance et faussent la faculté de perception. Elles sont entraînantes et belles, telles des chants de sirènes qui trompent et attirent, pour détourner de Dieu et de sa Parole, même si les textes sont basés sur des paroles bibliques.

Les chrétiens fidèles ont aujourd’hui sérieusement besoin de savoir discerner cet esprit d’égarement. De nombreux croyants ne voient plus le danger, ni la souillure de la musique chrétienne à coloration pop ou rock, étant eux-mêmes entraînés dans la « consommation » de ces musiques du monde.

Ce travail de sape amène peu à peu les croyants à abandonner le lucide chemin de la foi et à s’engager dans la recherche de sensations fortes, vers la libération des désirs charnels (jusqu’à des danses effrénées dans les églises), entraînés par les esprits d’égarement qui sont à l’origine de ces mélodies.

Des paroles qui ne traduisent pas les vérités bibliques

La louange charismatique est étroitement liée aux enseignements selon lequel l’Église doit dès à présent établir le règne de Dieu jusque dans la société civile et les sphères politiques, « chasser les puissances des ténèbres », par la « louange et l’adoration », comme par magie. Cela apparaît particulièrement lors des « marches pour Jésus » et « des guerres spirituelles ».

Il y a aussi la soif typiquement païenne d’expérience, d’extase, accompagnées d’une prétendue union avec Dieu, de sensations de la « proximité » de Jésus, d’apparitions, d’expériences de puissance. Celui qui chante ces choses se trouve poussé à les rechercher. La forte propension à répéter de nombreuses fois des formules courtes joue également un rôle important. Cela rappelle les mantras et les formules occultes païennes, ainsi que les chants liturgiques catholiques qui conduisent les participants à l’autosuggestion. Celui qui répète douze ou vingt fois dans un chant : « Je me réjouis », entre dans un état d’euphorie étrangère à la joie biblique.

La louange à Dieu devient une jouissance personnelle et égoïste au lieu d’être une sainte offrande apportée à Dieu de tout son cœur. La simplicité des relations au Seigneur Jésus est minée par l’influence mystique et exaltée du charismatisme (2 Co 11.2-3).

Persévérons dans une adoration en esprit et en vérité, celle que le Seigneur agrée. Aujourd’hui même, il est impératif, devant la montée en puissance de l’adoration pagano-extatique, que les croyants vrais et fidèles apportent une louange qui soit une offrande pure et d’une agréable odeur à notre Dieu.

Selon le constat dressé par le psychologue Sarika Pilet, « le recueil a transformé la physionomie de la louange du mouvement évangélique […] Placées sous la loupe, les paroles des 837 chants publiés en trente ans traduisent une évolution vers une louange qui s’est décentrée de Dieu pour se focaliser sur l’individu, ses attentes et ses demandes. »

  • Les chants qui ne parlent que de Dieu ont disparu dès 1995

Les résultats de l’enquête sont très parlants… « Centrée sur les paroles des chants d’adoration et de consécration, elle met en évidence plusieurs changements significatifs. Les chants basés sur des textes bibliques ont notablement reculé (de 33% à 13% entre ceux écrits avant 1980 et ceux composés dès 1990).

Par ailleurs, dans les premiers, les paroles de consécration impliquaient une démarche active du fidèle, alors que désormais elles mettent davantage l’accent sur l’intervention de Dieu (« Purifie-moi », « touche mon cœur », etc.). Parallèlement, les chants de la catégorie « adoration » comportent toujours plus de demandes (la moitié sous forme de souhait, l’autre sous forme d’impératifs : « Bénis moi », « remplis moi » etc.).

Enfin, les chants qui ne parlent que de Dieu ont disparu dès 1995, alors que l’adorateur lui-même prend toujours plus de place dans les paroles des chants. »

Faut-il alors parler de changement de mentalité ? N’est-ce pas davantage une dérive vers une spiritualité qui n’a plus tellement de rapport avec l’action du Saint-Esprit dans le cœur de l’enfant de Dieu ?

Autre constat pour C. Willy : « Plus les chants sont récents, plus ils se basent sur l’expérience personnelle du croyant dans la louange. Les chants d’adoration plus anciens contenaient peu de demandes et, lorsque tel était le cas, la requête concernait l’avancement du royaume de Dieu. »

La ligne directrice principale doit être la suivante:

En outre, Paul nous dit :

Quand nous sommes concentrés sur le Seigneur, même dans nos choix de la musique à écouter,

1ère partie à suivre partie 2