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Témoignage :

Étant donné les multiples questions et la confusion qui se forment sur le thème de la musique rock, j’aimerais apporter mon témoignage et dire comment le Seigneur m’a délivré, l’un après l’autre, des liens qui me tenaient enchaîné à cette musique. Que de fois bien des personnes se demandent — en pensant surtout à la musique rock — si la musique est une valeur neutre en soi ! Je voudrais également examiner le problème sous cet angle.

Avant ma conversion, j’écoutais souvent de la musique rock et j’y prenais beaucoup de plaisir. Au répertoire figuraient des noms tels que Led Zeppelin, Black Sabbath, Uriah Heep, The Beatles, Rolling Stones, Emerson, Lake and Palmer, Titanic, Supertramp, etc.

Après que j’eus accepté la présence de Jésus-Christ dans ma vie, je ne constatai au début aucun changement chez moi, si ce n’est que la joie que je tirais de ces choses disparaissait peu à peu. Ma foi allant croissant, cette musique ne manqua pas de susciter en moi un certain malaise ; ce besoin de superpuissance acoustique, cette stimulation sexuelle, cette agitation et ces « expériences » psychiques étaient incompatibles avec ce que m’offrait la communion avec le Seigneur et avec ce qui devait et doit caractériser la vie d’un chrétien : l’amour, la joie, la paix, la longanimité, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur et la tempérance (Gal. 5:22 ; voir v. 19-21).

Il ne me serait jamais venu à l’esprit de lire la Bible ou de prier quand cette musique s’imposait à mon ouïe. De plus en plus, je réalisai qu’elle constituait un obstacle à ma vie de foi.

Des pensées malsaines, « la bonne bouffe et la beuverie », l’égocentrisme, le refoulement de la conscience, la désobéissance aux parents, etc., allaient de pair avec cette musique et son influence.

  • La meilleure musique est celle qui chante la gloire de Dieu.

Je ne fus pas peu étonné par la suite d’apprendre quelle était la base secrète de la musique rock. Beaucoup de chrétiens s’imaginent que la musique est bien une « valeur neutre ». Il y a quelque temps, j’ai lu un article sur la relation existant entre la musique rock et la magie noire — article de la plume d’un non croyant paru dans le périodique « Spotlight ». Il fournissait des informations de loin meilleures et plus objectives que tous les autres écrits sur ce thème.

La musique rock n’est pas inoffensive, car elle peut faire entrer des individus en transe, en extase, etc., qu’on y adapte des textes « chrétiens » ou « mondains », peu importe.

De même, les salles obscures traversées de rayons lasers, enfumées et imprégnées de toutes sortes de parfums, font penser, malgré la technique du 20° siècle, à l’atmosphère des fêtes rituelles et magiques des hommes primitifs vivant selon leur instinct. En outre, la voix de Mike Jagger ou de Robert Plant provoque des situations émotionnelles — souvent d’ordre sexuel — semblables à celles suscitées jadis par les grands prêtres païens.

Celui qui se souvient de l’énergie formidable qui se déchaînait en lui et le portait vers des actes de violence incontrôlables après l’audition d’un concert des Stones ou des Beatles — ou encore qui a vu des jeunes filles s’asperger tout en vociférant et en faisant un tapage infernal — comprendra fort bien quelle puissance néfaste est exercée sur la jeunesse par cette musique.

Peut-être est-ce cette violence d’énergie indomptée, cette libération des instincts primitifs qui crée le dénominateur commun capable d’amener les jeunes du monde entier à s’identifier avec le rock. Peut-être était-ce aussi l’expérience de la puissance de cette énergie qui incita les producteurs de cette même énergie — comme les médias aiment à l’écrire : l’hystérie collective — à se pencher sur ses racines.

Le hardrock chrétien, comme celui de Deliverance, Nutshell, Semaja ou Eden, produit exactement les mêmes effets que la musique rock « mondaine ». Que ces groupes passent dans une disco sans que l’on sache qu’ils sont chrétiens, nul ne remarquera quoi que ce soit : on continue à « flipper » au son de cette musique de la même manière qu’on le fait pour le rock traditionnel.

Quand on trouve son compte dans le rythme et l’harmonie, le texte importe peu — ce qui s’est toujours prouvé dans les spectacles rock — et de nos jours, des paroles chrétiennes sont « in » dans les compositions rock « mondaines ». Qu’un groupe rock chrétien se produise dans une réunion évangélique, et nombreux seront ceux qui s’y rendront, attirés par la musique : peut-être trouvent-ils le « band » « très bien », ainsi que leur « tic religieux ». Mais y aura-t-il des décisions pour Christ ? Combien d’individus se reconnaîtront pécheurs devant Dieu et se repentiront ?

« Quand des chrétiens utilisent de la musique pop pour proclamer l’Évangile, ils risquent de présenter un « évangile pop », lequel produira des « chrétiens pop », c’est-à-dire des gens convaincus d’avoir droit à toutes les joies qu’offre le monde, tout en possédant l’assurance d’avoir la vie éternelle ; ainsi, selon eux, une paix personnelle et leurs aises leur sont garanties à toujours » (*).

« …Ces bassons, ces batteries, ces balais de jazz, etc., qui sont utilisés pour la liturgie d’un culte d’adoration, pour l’évangélisation, bref pour l’édification du royaume de Dieu, apparaissent également lors des festivals rock psychédéliques où le sexe et la drogue jouent un très grand rôle.

Ce qui est ignoré ici, mais mis en évidence par « Spotlight », c’est justement le fait que des effets négatifs de tous genres sont déclenchés par la musique rock — tant chez les musiciens que chez les auditeurs, la personnalité de l’artiste et le texte important peu.

Bob Larson… fut, durant des années, très actif sur la scène du rock. Suite à sa conversion, il a renoncé à ce genre musical :

« La musique rock est animée d’un esprit qui émane de sources obscures et troubles. Il n’est pas possible de la purifier et de s’en servir pour la proclamation de l’Évangile ».

Il a tenu à écrire encore ceci :

« Ce sont, sans doute, certains phénomènes de l’évangélisation par la musique qui m’inquiètent le plus ; je pense notamment à ceux produits par le « Mouvement de Jésus » (Jésus People). En écrivant cela, je ne vise pas la musique contemporaine en général, mais bien ces groupes qui déversent les flots de leur musique de rock dur sur l’auditoire pour le seul plaisir des sens.

J’ai observé plusieurs d’entre eux lors de leur entrée en scène ; par expérience, je sais quelle excitation cela peut provoquer chez les auditeurs. Ceci peut paraître sévère, mais certains musiciens chrétiens (de rock) se servent abusivement du nom de Jésus comme d’un « alibi musical » pour réaliser un « égotrip » face au public, — et tout en prétendant faire appel à l’Esprit, ils ne cessent d’effectuer, pendant leur concert, des mouvements fort suggestifs (surtout des hanches).

Il en est, parmi ces musiciens, plusieurs qui, parce que convertis de fraîche date seulement, manquent de la maturité nécessaire pour pouvoir utiliser valablement un mode d’expression aussi puissant et efficace que la musique dans le domaine de l’évangélisation. Je ne parle même pas du volume du son. J’aimerais seulement que la voix de Jésus soit audible, mais si, lors des interprétations, les paroles ne peuvent être entendues, je dis alors que quelque chose laisse fortement à désirer.

En principe on ne devrait jamais poser cette question : « Jusqu’où puis-je encore aller ? » ; il faudrait, au contraire, se demander : « Comment puis-je croître spirituellement ? » La musique que j’écoute a-t-elle une incidence sur ma vie avec Jésus ? Rend-elle les fruits spirituels en moi plus visibles (selon Galates 5:22) ? Ou bien ne provoque-t-elle pas plutôt en moi de la sensiblerie ?

Certes, je peux me sentir spirituellement fort pendant un concert pop ; mais qu’en sera-t-il plus tard lorsque les exigences de la vie quotidienne m’assailliront ? Suis-je intérieurement contraint de l’écouter, ou bien, au contraire, suis-je capable de vivre sans elle ? Quels messages musicaux me portent à une marche plus consacrée, à davantage de renoncement à moi-même ? Quelle musique me transporte dans le monde du rêve, me coupant ainsi des réalités spirituelles (le péché, la responsabilité, les problèmes, etc.) ?

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