6 mars 2025 –Source : Guiame, Daniel Ramos
Exhortation sur l’importance de vivre ce que nous prêchons.
L’autre jour, j’ai entendu un message qui a fait trembler mon cœur. Mon Dieu! Comme c’est merveilleux d’entendre quelque chose d’aussi centré sur les Écritures, d’aussi élogieux. L’Église a été glorifiée tout le temps. Une Pentecôte !
Quelqu’un doit se demander : « — et quel est le problème avec ça ? » Je répondrai : « — dans la prédication, il n’y a eu aucun problème ! » En fait, du point de vue exégétique, herméneutique, entre autres règles de l’homilétique, tout était parfait. N’importe quel professeur lui donnerait la meilleure note, y compris moi.
Mais… — le problème est toujours le « mais » — je connaissais la vie du prédicateur, ses actes, sa conduite. Je connaissais même l’arrogance de son comportement, déconnecté de la prédication effusive qui faisait la gloire de l’Église. Un excellent prédicateur, un être humain horrible.
Cet article n’a pas pour but de critiquer qui que ce soit. Mais réfléchissons à l’autorité que portent nos sermons. D’où l’expression : « Un saint dans sa propre maison ne fait pas de miracles. » Et il ne peut pas le faire, car nous savons s’il est un saint légitime.
À l’époque d’une génération qui défend les abominations condamnées par l’Écriture, quelqu’un criera le classique
« Ne jugez pas » de Matthieu 7:1-5,
en lisant mon article. Il est clair que le Seigneur Jésus, dans le texte cité, ne nous interdit pas de juger, mais nous alerte sur la conscience de la responsabilité de cette tâche. De la même manière que nous agissons avec les autres, ils peuvent agir avec nous. C’est un fait !
Si le Seigneur Jésus nous interdisait de juger, il se contredirait bientôt, puisqu’il nous enseigne lui-même
« à juger l’arbre à son fruit » dans Matthieu 7, 16-20.
Dans le même chapitre, Jésus nous enseigne la conscience du jugement. En fait, à une époque où les dons et les talents sont glorifiés, la moralité présente dans le « fruit de l’Esprit » de Galates 5:22-23 est en désuétude.
Ce ne sont pas les dons et les talents, mais le fruit de l’Esprit qui légitime le vrai chrétien.
Notre vie doit — nécessairement ! — témoignez de notre prédication. Le saint dans la maison ne fait pas de miracles, car la maison sait qu’il n’est pas un saint. Il est donc beaucoup plus facile d’écouter un sermon prononcé par un inconnu que d’écouter un « talent local ». C’est peut-être de l’argent, mais la boue obscurcit sa valeur.
L’Évangile est la puissance de Dieu qui transforme la vie de l’homme (Romains 1:16,17). Il n’y a pas de véritable croyant qui, sans passer par le tour du potier, devienne un vase neuf (Jérémie 18). Le potier veut faire de nous de nouveaux vases. Mais la question qui ne disparaît pas est : « Est-ce que je veux me briser ? » Jérémie 18:4 est clair lorsqu’il déclare que le vase a été « brisé ». Le potier n’a pas brisé le vase, mais le vase qui était brisé.
« Si ça casse » est notre choix, notre action. Nous devons rompre avec les vieux paradigmes, la vieille mentalité mondaine, nos péchés favoris, notre conduite qui contredit la Bible. Ce n’est qu’après cela que le potier peut refaire le récipient. Certains, par amitié ou par esprit politique, brisent ce processus et sont nommés ministres, sans être un nouveau venu.
Ma grand-mère avait l’habitude de dire : « les mensonges ont des jambes courtes ». Ce vieil adage amusant traduit une réalité complexe : le « positionnement ». Un menteur ne survit pas longtemps. Prêcher ce que l’on ne vit pas, c’est soutenir l’autel de l’hypocrisie.
« Les hypocrites n’hériteront pas du royaume de Dieu » (Matthieu 23:13,14).
Rien de tel qu’une excellente exposition de la Parole de Dieu.
Mais « que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? » C’est la grande question posée dans Marc 8:36.
Un certain philosophe a dit : « Le plus grand défi de l’homme est de se tromper lui-même, après cela, tout péché est facile. »
Prêcher la vérité et vivre dans la tromperie est une auto-condamnation. Et ce jour-là, il n’y aura plus moyen de se plaindre d’avoir prophétisé, d’avoir guéri au nom du Seigneur (Matthieu 7:22,23). Faire « au nom du Seigneur » ne me donne pas le droit d’entrer dans la ville par les portes. Celui qui était, ici sur terre, la demeure du Seigneur, vivra avec le Seigneur.
« Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu » (Galates 6:7-10).
J’ai vu des gens dire : « Dieu n’existe pas », mais je n’ai jamais vu personne avoir le courage de dire : « Dieu est un Dieu de plaisanterie ». Craignez l’Éternel (Psaume 111:10).
Colette : Malheureusement, il y en a plus que l’on croit, qui prêchent, sans avoir une vie sanctifiée, où qui essaient d’avoir une vie conforme à la Parole et à la mission que Dieu donne aux prêcheurs. Connaître la personne qui va apporter un enseignement de la Parole, me parait aujourd’hui primordiale, bien que les principaux concernés (enfin certains), n’entrent pas dans cette logique, ils font valoir leur vie privée.
