4 février 2025 – Par Michel Janva – https://lesalonbeige.fr/ – Lu sur Gènéthique :
En 2024, 3,5% des 112.100 décès recensés en Belgique (donc + de 3900) font suite à une euthanasie. Alors que les chiffres officiels doivent être publiés mi-février, les données de l’UZ Leuven et d’Eurotransplant indiquent que les prélèvements d’organes sont aussi en hausse.
L’année dernière, 13 Belges ont accepté de donner « un ou plusieurs organes » après leur euthanasie.
Une pratique peu courante
La Belgique a autorisé l’euthanasie en 2002, après les Pays-Bas. En 2005 avait lieu la « première transplantation d’organe au monde après une euthanasie ». Ce n’est qu’en 2012 que les Pays-Bas l’ont autorisé.
Outre ces deux pays, seuls l’Espagne, le Canada et certains États australiens autorisent cette pratique dans le monde.
L’éligibilité au don d’organes après une euthanasie en Belgique concerne uniquement les patients atteints de maladies neurologiques ou « souffrant de souffrances psychiques insupportables ».
De futurs élargissements ?
Vendredi dernier, un accord a été trouvé pour le nouveau gouvernement fédéral. En matière de fin de vie, il prévoit
« d’envisager d’élargir la déclaration anticipée aux personnes devenues incapables de donner leur consentement en raison d’une démence ».
Cette perspective intervient alors que la Commission de contrôle est déjà débordée. « La commission recevait quelque 350 déclarations par an lorsqu’elle a été instituée. Aujourd’hui, c’est quasiment 350 par mois. On est toujours au bord de la rupture », prévient sa présidente Jacqueline Herremans.
Et de nouveaux types de demandes émergent. « Il y en a qui m’ont dit : “Je ne m’en sors plus financièrement” », témoigne le Dr De Locht. Un motif aujourd’hui irrecevable pour une euthanasie mais Pascale Favre, médecin et philosophe, alerte :
« La pression est plus forte sur cette catégorie de personnes. Évidemment que si on n’est pas bien pris en charge, on va demander plus facilement à mourir parce qu’évidemment, personne ne veut souffrir ».
Colette : Ne pas avoir Dieu dans sa vie, pousse les gens à vouloir mourir par manque d’argent ! C’est incompréhensible et tragique à la fois. Mais profiter de cette détresse, en prenant des organes à implanter (même avec l’accord de la personne suicidée), c’est une honte. il y aura forcément des abus, partout où cette pratique démoniaque est légalisée.
Mais je ne juge pas les personnes qui demandent à ce qu’on les aide à partir. Une de nos connaissances à fait cette demande la semaine dernière, il lui restait selon les médecins 15 jours à vivre, et il aurait pu mourir étouffer par ses propres liquides corporels et son sang, il était gravement malade. Il a appelé ses enfants pour leur dire qu’il demandait à partir maintenant, il était sain d’esprit et en possession de ses moyens, mais il a fait ce choix.

Hélène ça fonctionne chez nous, ré-essayez. Bénédictions
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Bonjour,
Merci,
Oui, je voulais mettre mon « grain de sel » concernant cet article.
Lorsque la loi sur l’euthanasie a été mise en pratique en Belgique, les maisons de retraite (EPHAD en France) se sont vidées, ce qui a provoqué du chômage pour le Personnel.
Il y a eu un incident car un détenu dépressif a demandé l’euthanasie, ce fait a été débattu au Parlement où une personne a conclu que si on euthanasie les détenus on accuserait « la Belgique de s’en débarrasser ».
Maintenant, si on utilise l’euthanasie pour faire le bien, pour donner ses organes, les détenus pourront peut-être l’obtenir ?
Cela fait penser à Apocalypse 18/13.
Soyez bénis.
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