22 janvier 2025 –Source : Guiame, Getúlio Cidade

Dans le dernier article, j’ai parlé du siège croissant subi par Israël à la fin des temps et de son importance dans la venue du Messie. Toujours sur ce sujet, j’aborderai ce siège en ce qui concerne spécifiquement Jérusalem, comme l’a prophétisé Zacharie. Jérusalem, bien que petite capitale, est la Ville du Grand Roi, selon le Psaume 48, cité par Yeshoua dans Matthieu 5 :35.

La ville la plus contestée

Depuis des millénaires, Jérusalem est la ville la plus contestée par les peuples les plus divers. Avant même qu’elle ne devienne la capitale du royaume d’Israël, environ mille ans avant JC, elle fut prise par l’épée par le roi David, alors qu’il s’appelait encore Jébus. Il combattit les Jébuséens et prit la forteresse de Sion, fondant la Cité de David. À Jérusalem, il établit le centre monarchique et religieux de la nation, où Salomon construisit plus tard le Temple du Seigneur.

Tout au long de l’histoire, d’autres sièges ont été organisés contre Jérusalem et se sont soldés par la chute de la ville et de deux grandes diasporas.

  • La première, au VIème siècle avant JC, entraîna un exil babylonien de 70 ans.
  • La seconde, menée par les Romains au 1er siècle après JC, a duré 19 siècles et a dispersé le peuple juif littéralement dans toutes les nations de la Terre.

La ville reste la cible de contestations, notamment lors des croisades au Moyen Âge. Même après la création du nouvel État d’Israël, Jérusalem est restée une ville divisée et ce n’est que lors de la guerre des Six Jours en 1967 qu’elle est revenue dans son intégralité sous le contrôle du peuple juif.

Aucune autre ville n’a été encerclée et prise autant de fois par des armées dominantes de différentes époques, au fil des millénaires, après avoir été conquise par

  • les Babyloniens,
  • les Perses,
  • les Grecs,
  • les Séleucides,
  • les Romains,
  • les Byzantins,
  • les Musulmans,
  • les Croisés,
  • les Mamelouks,
  • les Ottomans et
  • les Britanniques.

Une fois envahie, des siècles plus tard, elle fut encerclée et reprise par d’autres forces dans un cycle continu d’ascension et de chute. Ses murailles, construites et détruites tout au long de son histoire, témoignent de cet état de guerre permanent.

Même si elle est actuellement considérée comme la capitale indivisible de l’État d’Israël, le fait est que Jérusalem reste une ville convoitée et toute conversation sur les accords de paix, que ce soit avec les Arabes-Palestiniens ou avec tout autre acteur étatique impliqué, implique nécessairement des intérêts politiques et religieux. Jérusalem.

Un siège sans précédent

Le siège mentionné par Zacharie est cependant différent de tous les autres qui se sont produits tout au long de l’existence de Jérusalem. Il s’agit d’un siège qui n’a jamais eu lieu, car la ville restera indemne et ne tombera pas sous le fer de ses agresseurs, comme cela s’est produit lors des sièges précédents.

Au contraire, les peuples, les armées et les nations qui s’y opposeront seront blessés. L’expression « en ce jour-là » ( ba’iom hahu ), souvent utilisée par Zacharie dans son livre, fait référence au jugement divin de la fin des temps ( acharit hayamim ). C’est le règlement de compte du Tout-Puissant contre un monde rebelle et hostile à ses commandements.

Le siège de Jérusalem, comme cela se produit déjà aujourd’hui dans les domaines académique, politique, religieux et psychosocial, deviendra physique grâce à l’utilisation de la puissance militaire des « peuples environnants », ainsi que de Juda, la région biblique de Judée ( aujourd’hui le territoire de la Cisjordanie). En ce sens, il s’agira d’un siège sans précédent, car le recours à la force ne pourra pas renverser Jérusalem et la ravir aux Juifs.

La résistance de la ville ne sera pas compréhensible d’un point de vue militaire. Ce sera quelque chose de surnaturel

La ville sera une coupe d’étourdissement pour ses agresseurs environnants, une boisson forte qui enivre le raisonnement logique, générant confusion et engourdissement. Ce sera une lourde pierre pour tous ceux qui seront incapables de le soulever, même avec tous les efforts concertés pour le retirer de sa place.

La coupe de colère

Bien qu’elle soit tombée aux mains de l’ennemi sur des sites précédents, « le jour » où les nations ennemies rejoindront leurs forces militaires pour envahir Jérusalem, le siège échouera. La coupe étourdissante – Jérusalem elle-même – qui ébranlera les nations est entre les mains de l’Éternel, et son vin bout de sa colère pour être bu par tous les méchants

Lorsqu’ils se lèveront contre Jérusalem, ils se lèveront contre Dieu et boiront la coupe de sa colère, comme Abdias l’a également prophétisé.

Concernant la persécution et le siège de la Ville Sainte, Zacharie termine en prophétisant au nom du Seigneur :

Cette intervention d’en haut pour protéger la Cité du Grand Roi et juger les nations précède l’effusion de l’Esprit de grâce et de supplications sur ses habitants, les préparant à la rencontre avec le Messie d’Israël (v. 10) et à l’inauguration de la ère messianique de sa ville éternelle.

Maranata !