9 juillet 2024 – Charlotte Moulin
Le 24 juin, l’Assemblée nationale du Pakistan a adopté une résolution condamnant les lynchages collectifs. Dans ce pays historiquement musulman, une simple rumeur de blasphème peut entraîner la mort.
Les députés pakistanais ont adopté à l’unanimité, le 24 juin, une résolution condamnant les lynchages collectifs. Le texte vise à en effet à assurer la sécurité de tous les citoyens, y compris de ceux qui font partie d’une minorité religieuse, rapporte Christian Post.
La multiplication récente de meurtres, commis par des foules qui veulent se faire justice elles-mêmes après de supposées profanations de corans notamment, a fini par faire réagir la sphère politique.
Une rumeur suffit
L’un des derniers cas recensé est celui d’un homme brûlé vif à la mi-juin dans la vallée de Swat. Il avait été traîné hors du poste de police où il était détenu. Des discours diffusés par les haut-parleurs d’une mosquée auraient incité une foule à prendre d’assaut le commissariat, selon les sources de Mission Network News.
En mai, dans la ville de Sargodha, une communauté chrétienne a été attaquée par une foule de musulmans extrémistes, sur la base d’allégations de blasphème là aussi.
«Cette Assemblée prend au sérieux les récents lynchages collectifs de nos citoyens accusés de délits à Swat et Sargodha», a déclaré le ministre de la Défense pakistanais Khawaja Muhammad Asif, cité par Arab News, avant le vote.
«La Chambre condamne fermement ces incidents horribles et tragiques qui ne peuvent être tolérés dans aucune société civilisée», a-t-il ajouté.
Colette : Dans un pays qui se veut civilisé il n’y a pas de place pour des lynchages qui se veulent des meurtres, à cause de la religion. Ce pays prend donc des initiatives qui vont dans le bon sens . Il y a quelques mois ils avaient déclaré : « Les élèves chrétiens ne sont plus obligés d’étudier l’islam. » Espérons que dans l’avenir un musulman plus extrémiste, ne vienne abolir ces avancées.
