6 juin 2024 – Source : Guiame, Ediudson Fontes
La nature et la race humaine ont hérité de limitations et de maux qui affectent notre expérience de la vie.
La souffrance humaine est une question complexe qui a intrigué les philosophes, les théologiens et les penseurs tout au long de l’histoire. Les religions cherchent également à apporter des réponses satisfaisantes sur la relation entre la souffrance et le divin.
Dans le contexte biblique, la souffrance est abordée de différentes manières. Dans l’Ancien Testament, le mouvement de sagesse réfléchissait à cette question, tandis que dans le Nouveau Testament, les disciples du Christ étaient théologiquement confrontés au problème de la croix et du martyre.
Dans Genèse 3 : 17, nous trouvons le passage suivant : « …maudit soit le sol à cause de toi ; … »
Cette malédiction est liée à la désobéissance du premier couple, Adam et Ève, qui ont choisi de désobéir à Dieu. En conséquence, la nature et la race humaine ont hérité de limitations et de maux qui affectent notre expérience de la vie.
La Terre n’était plus parfaite comme avant et la communion directe avec Dieu était rompue. Les maladies, les mauvais sentiments et la mort elle-même sont les résultats de cet héritage adamique qui affecte la nature humaine.
Le philosophe chrétien CS Lewis a déclaré :
« C’est l’être humain, et non Dieu, qui a produit la torture, le fouet, les prisons, l’esclavage, les armes… »
Il a expliqué que Dieu, dans sa bonté, n’a pas planifié la souffrance de l’humanité. Au contraire, Dieu a toujours voulu le bien de l’humanité. Cependant, les humains ont choisi de désobéir et d’en subir les conséquences.
La souffrance humaine ne désigne pas Dieu comme responsable, mais plutôt les êtres humains eux-mêmes. Les réponses sur la souffrance varient selon les perspectives philosophiques, théologiques et religieuses.
Malheureusement, les néo-pentecôtistes nient cette réalité actuelle. Selon ses prédicateurs, la souffrance humaine est la preuve d’une vie de péché. Ils enseignent que le véritable enfant de Dieu ne fait pas face à la souffrance, tout comme le Dieu de la victoire ne permet pas la défaite de ses enfants. Cependant, ce point de vue ne trouve aucun support dans les Écritures.
Les pentecôtistes, en tant qu’héritiers légitimes de la Réforme protestante, reconnaissent que les Écritures parlent de la souffrance humaine. Le théologien Gutierres Fernandes Siqueira affirme que
« la souffrance a toujours été considérée par les premiers pentecôtistes comme naturelle et même attendue dans le plein exercice du christianisme biblique ».
La théologie pentecôtiste ne promeut pas l’illusion d’une vie magique où Dieu est considéré comme un tremplin vers la réussite matérielle. Au contraire, les pentecôtistes comprennent que la souffrance est le résultat du péché originel, et que nous sommes confrontés à des afflictions et à des oppositions à cause de la foi en Jésus-Christ (Jean 16 : 33).
La souffrance nous amène à chercher davantage Dieu et à grandir spirituellement dans la vie chrétienne.
La souffrance humaine est une réalité indéniable et les approches théologiques varient. Alors que les néo-pentecôtistes ont tendance à nier la souffrance comme quelque chose qui affecte les vrais enfants de Dieu, les pentecôtistes, alignés sur la Réforme protestante, reconnaissent que la souffrance fait partie de l’expérience humaine. La théologie pentecôtiste ne promeut pas une vision magique de la vie, mais considère la souffrance comme une opportunité de croissance spirituelle et de recherche de Dieu.
En fin de compte, la souffrance nous rappelle notre humanité, notre fragilité et notre besoin de rédemption.
C’est à travers la souffrance que nous trouvons l’espoir, la foi et la possibilité d’une communion plus profonde avec le divin.
Par conséquent, face aux épreuves de la vie, nous pouvons trouver du réconfort dans la promesse que Dieu est avec nous, même dans les moments les plus difficiles.
