20 mars 2024 – Source : Guiame, Getúlio Cidade

L’une des leçons de Pourim est que le dernier mot appartient toujours à Dieu, même si les ténèbres nous entourent.

Le 24 mars est célébrée la fête de Pourim, dont l’histoire est pleine de mystères et de leçons encore applicables aujourd’hui, en plus de contenir divers symbolismes pour les chrétiens.

Le livre d’Esther est une histoire tellement passionnante qu’elle ressemble davantage à un scénario de film. Comprend un concours de beauté, un complot d’assassinat contre le roi, un homme maléfique assoiffé de pouvoir qui conçoit un plan génocidaire pour exterminer tous les Juifs de l’empire, et deux personnages héroïques qui donnent des leçons percutantes pour une vie de foi et de courage.

Les personnages d’hier représentent les personnages d’aujourd’hui

  • Esther est un type de l’Épouse du Messie qui apparaît devant le Roi pour intercéder pour une nation entière, mettant sa propre tête en jeu, ne s’aimant pas plus que ses voisins.
  • Mardochée est un type de Juif pieux qui ne s’incline pas devant les autres dieux et attend la manifestation du Messie pour sauver tout Israël.
  • Haman est un type d’ennemi de Dieu, l’esprit de l’Antéchrist qui se lève pour anéantir son peuple.

Le décret de destruction du peuple d’Israël, il y a plus de 2 500 ans, dans l’ancienne Perse, était la situation impossible à laquelle étaient confrontés les Juifs en exil. C’est à ce moment-là qu’entrent en scène Mardochée et Esther, séparés par Dieu pour opérer une grande délivrance.

Les personnages d’hier représentent ceux d’aujourd’hui et nous apportent de précieux enseignements à travers les époques.

La vie de Mardochée démontre la loi des semailles et nous amène à réfléchir sur la nécessité de ne jamais renoncer à faire le bien, car nous récolterons au temps voulu (Galates 6 : 9). Il a épargné la vie du roi en révélant le complot visant à le tuer, non pas parce qu’il pensait qu’il serait promu ou honoré, mais parce que c’était la bonne chose à faire. Il est animé d’un esprit droit et correct qui va de pair avec sa dévotion à Dieu.

Sa reconnaissance par le roi n’est pas arrivée tardivement, mais au moment idéal pour le libérer de la mort de son ennemi, entraînant avec elle une sentence d’honneur inversée. Mardochée est une source d’inspiration pour quiconque se sent lésé. Celui qui fait le bien sera tôt ou tard récompensé.

« Pour un moment comme celui-ci »

Esther est belle et belle et, en tant que représentante de l’Épouse du Messie, nous rappelle les paroles de Paul : une Épouse sans défaut et sans rides (Éphésiens 5 : 27), qui souligne son intégrité et sa pureté. Au lieu d’être fière de sa beauté, Esther dégageait un esprit humble mais courageux et d’intercession, prête à subir du mal si nécessaire.

Esther se montre obéissante à son père adoptif, Mardochée, et réussit. Premièrement, suite à l’ordre de Mardochée de cacher son identité juive. En agissant ainsi, elle détourne d’elle-même toute attention contraire. Deuxièmement, lorsque Mardochée la presse de se présenter devant le roi Assuérus pour intercéder en faveur de son peuple. Elle devient indécise et effrayée, car cela pourrait lui coûter la vie. Cependant, face aux paroles inoubliables de Mardochée dans Esther 4 : 14, qui résument l’histoire de Pourim, elle décide d’obéir, car elle comprend que c’est « pour un temps comme celui-ci » qu’elle fut élevée au rang de reine.

Cela nous amène à réfléchir sur notre rôle pour ne jamais être omis. Si nous suivons la Parole de Dieu et obéissons à sa voix, nous devons toujours nous positionner du bon côté, en faveur de ses commandements et contre toute situation d’injustice et de péché.

Esther était dans une position confortable, mais confrontée à Mardochée, elle réalisa que si elle ne faisait rien, elle subirait non seulement un plus grand mal. Elle serait coupable devant Dieu d’omission et c’est un péché dont on parle peu (Jacques 4 : 17).

Comme Esther, nous avons tous été placés dans des positions données par Dieu, peu importe ce que cela signifie aux yeux des hommes. Le moment venu, il faudra révéler notre véritable identité, comme l’a fait Esther, et nous positionner aux côtés des valeurs éternelles de la Parole de Dieu, contraires au péché et au mal. Si nous voyons le mal prospérer et que nous ne faisons rien en notre pouvoir pour le contrer, nous serons dûment accusés par Dieu.

Un message d’espoir

Une autre leçon de Pourim est que le dernier mot appartient toujours à Dieu, même si les ténèbres nous entourent. Peu importe à quel point la situation est désastreuse, ou à quel point un diagnostic médical est décourageant, ou à quel point une situation familiale est chaotique. Dieu est capable de renverser n’importe quelle circonstance en notre faveur, de nous relever d’une chute vers de grandes hauteurs.

Le dernier mot n’appartient pas à l’ennemi, mais à Dieu seul. Il est l’Amen dans nos vies.

Pourim nous rappelle, encore aujourd’hui, que l’esprit d’Haman continue de chercher à opprimer et à anéantir le peuple élu. Cependant, il nous montre aussi le beau visage d’Esther, l’épouse du roi, prête à entrer hardiment en sa présence pour intercéder puissamment pour Israël, l’olivier sur lequel elle a été greffée, et pour son salut. Non pas avec un cœur hautain, mais avec un esprit doux et humble, avec le jeûne et la foi, capables de gagner la faveur du Roi pour qu’il puisse opérer une énième délivrance, à l’heure la plus sombre de la fin des temps.

Puissions-nous être cette épouse comme Esther, car, pour un moment comme celui-ci, nous venons au Royaume de Dieu, afin que ses saints desseins puissent s’accomplir en nous.

Le message de Pourim est avant tout un message d’espoir. Cela nous encourage à croire que, même si les circonstances sont contre nous, Dieu est puissant pour renverser tout mal. Il est capable de transformer une malédiction en bénédiction, de convertir les ténèbres les plus denses en lumière