29 février 2024 – Source : Guiame, Alisson Magalhães
Dans un monde saturé d’informations où les informations voyagent plus vite que notre capacité à les traiter, la loi de Knoll sur l’exactitude des médias résonne avec une vérité inconfortable.
Elle suggère que nous avons tendance à faire aveuglément confiance aux récits médiatiques, sauf lorsqu’ils entrent en conflit avec notre connaissance directe.
Ce phénomène, bien qu’il ne soit pas nouveau, prend des contours encore plus complexes à l’ère numérique, où la distinction entre réalité et fiction devient de plus en plus floue.
La confiance dans les médias, autrefois inébranlable, est désormais mise à l’épreuve quotidiennement. Les récits d’événements dont nous avons une connaissance personnelle révèlent souvent des écarts alarmants par rapport à leur représentation dans les médias.
Cela nous amène à nous demander : si de telles erreurs sont commises dans des histoires que nous connaissons, qu’en est-il des innombrables autres dont nous savons peu de choses ?
Nous vivons à une époque où la popularité et la renommée ont, à tort, été confondues avec l’autorité. Les célébrités, bien qu’influentes, ont rarement des connaissances approfondies sur des sujets complexes comme le changement climatique ou les questions de santé publique. Son influence, bien que vaste, doit être analysée avec un œil critique, remettant en question les fondements de son autorité au-delà de l’attrait médiatique.
Le travail journalistique, par essence, est une course contre la montre à la recherche de la vérité. Cependant, la pression pour des informations constantes et la concurrence pour les clics ont souvent mis la précision au second plan.
Le paradoxe s’établit lorsque, face à des erreurs dans des reportages sur des sujets que nous maîtrisons, nous oublions rapidement ces erreurs en tournant la page, faisant confiance à l’histoire suivante comme si elle était à l’abri des mêmes erreurs.
Pensez-y. Lorsque vous faites confiance aux informations qu’une personne vous donne et découvrez qu’elle vous a menti, continuez-vous à la croire ? Difficilement. Alors pourquoi continuons-nous à croire les médias ? Pourquoi n’utilisons-nous pas la même logique ?
La solution à ce dilemme n’est pas simple, mais elle commence par développer un scepticisme sain. Remettre en question, vérifier les sources et rechercher des perspectives multiples sont des étapes fondamentales pour construire une compréhension plus solide de la réalité.
La pensée critique devient ainsi un outil indispensable à l’ère de la désinformation, permettant de discerner entre ce qui est factuel et ce qui est fabriqué.
En fin de compte, la loi de Knoll sur l’exactitude des médias nous rappelle l’importance de constamment remettre en question et d’examiner de manière critique les informations que nous consommons.
Reconnaître la faillibilité des médias, et par extension la nôtre, est la première étape pour naviguer avec plus de confiance dans la vaste mer d’informations qui nous entoure.
Ce faisant, nous protégeons non seulement notre capacité à mieux comprendre le monde, mais nous renforçons également les fondements de notre démocratie, qui repose sur des citoyens informés et questionnant.
Colette : On sait aujourd’hui que la plupart des citoyens de nombreux pays, ne font plus confiance aux médias, car leurs infos sont souvent entachées de mensonges. Et nous devons effectivement, chercher, se poser des questions, fouiller, vérifier les infos sur les sujets qui nous intéressent et objectivement se faire son idée. Dieu nous a fait un cerveau, nous a donné une intelligence, du discernement (hélas pas à tous), servons-nous de tout cela pour nous forger notre opinion.
