27 décembre 2023 – Source : Guiame, René Breuel

Il y a de la beauté même dans un lieu apparemment abandonné par Dieu.

Une vidéo virale a récemment attiré mon attention. Elle montre une favela à côté d’une décharge au Paraguay, où les habitants fabriquent des instruments avec les déchets qu’ils collectent.

Une grande canette et quelques morceaux de bois et de métal, entre les mains d’une personne visionnaire, transformés en violoncelle. Puis, un orchestre est apparu, dégageant un arôme contagieux et rédempteur.

Construire des choses avec les éléments de la terre est admirable. Extraire la musique de l’écume de la terre l’est encore plus. Ces mélodies recyclées montrent que même dans un lieu apparemment abandonné par Dieu, il existe une beauté digne d’une symphonie.

Je pensais que ce projet était une métaphore intéressante pour la transition vers la nouvelle année, alors que nous vivons tous parmi les déchets. Nous sommes entourés des restes de la consommation humaine et de la cupidité. Nous collectons des morceaux de nos cœurs dans la maison. Nous entendons des soupirs silencieux, des cris et des cris dans les appartements solitaires tout autour de nous.

Il y a un épisode curieux où Jésus guérit un aveugle dans l’évangile de Jean : Jésus crache par terre, met la boue obtenue sur les yeux de l’homme et il commence à voir. Jésus fait cela pour se souvenir de la création de l’humanité – Adam créé à partir de la poussière de la terre – comme pour dire : « Je suis toujours dans le domaine de la création. Je peux toujours travailler avec de la boue, des déchets, n’importe quoi, et vous faire voir. « 

C’est une chanson qui n’oublie pas notre douleur, mais qui utilise même nos notes graves de désespoir pour composer une musique encore plus attractive, car non aseptisée. C’est fait avec les déchets de qui nous sommes.

C’est aussi ma mélodie pour 2024. Prends cette décharge qui est mon cœur, Seigneur, et fais une musique qui Te plaît.