1 octobre 2023 – https://www.lepoint.fr/
Selon un sondage Cluster17 pour « Le Point », 83 % des Français sont favorables à l’euthanasie. Entre 3 et 4 % se disent prêts à manifester contre une loi sur la fin de vie.
Souhaité par Emmanuel Macron, piloté par la ministre déléguée auprès du ministre de la Santé et de la Prévention Agnès Firmin-Le Bodo, le projet de loi sur la fin de vie devait être examiné en conseil des ministres avant la fin de l’été. Raté. Si la ministre a bien rendu son projet dans les temps, son examen semble renvoyé aux calendes grecques. Ou, au moins, à 2024.
Le Point fait pourtant apparaître un très fort consensus parmi les Français pour favoriser l’accès à l’euthanasie (le médecin administre la substance létale) : 83 % y sont favorables. Le consensus est moins fort concernant le suicide assisté (le patient administre la substance létale) : 67 % sont pour.
Sur les modalités d’encadrement, là aussi, des tendances assez nettes se distinguent :
- les deux tiers des Français sont favorables à la prise en compte de la condition médicale pour autoriser l’euthanasie,
- 47% des individus se déclarant croyants et pratiquants d’une religion sont favorables à l’évolution de loi Claeys-Leonetti.
- 58 % à l’établissement d’une clause des professionnels de santé pour ne pas participer à la procédure,
- 88 % pour que l’acte soit accompagné d’une évaluation du discernement de la personne.
L’opinion des Français est assez similaire concernant l’encadrement du suicide assisté.
Les associations s’impatientent
Jonathan Denis, président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), une organisation soutenue par Line Renaud et engagée en faveur de l’aide active à mourir, s’impatiente :
« Nous sommes en train d’assister à une radicalisation des opposants, qui profitent de ces hésitations au sommet de l’État pour se mobiliser contre le projet de loi. »
«Donner la mort n’est pas un soin»
Le Comité protestant évangélique pour la dignité humaine (CPDH) a pris position. Il a en effet réaffirmé le 20 septembre que «donner la mort n’est pas un soin». De plus, le docteur Ségolène Perruchio, vice-présidente de la Société française de soins palliatifs, a défendu auprès de FranceInfo à la même date que
«les professionnels de santé ne doivent pas donner la mort, peu importe la méthode utilisée».
Beaucoup de soignants eux-mêmes ont en effet critiqué le texte.
Colette : 1 croyant sur 2 n’approuve pas cette loi euthanasie (car il faut donner le mot juste), je suis étonnée, que ce ne soit pas tous les croyants qui n’approuvent pas. Donner la mort à un autre être humain, n’entre pas dans les plans de Dieu. La vie et la mort appartiennent à Dieu. Comme pour beaucoup de questions de société, les croyants entrent dans le moule du monde, donc du diable. Rappelons-le.
Romains 12/2 : Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.
