4 octobre 2023 – https://www.evangeliques.info/
L’Alliance évangélique mondiale (AEM) a exprimé ses inquiétudes sur la France, le 29 septembre, devant le Conseil des droits de l’Homme à Genève. L’organisme craint une «laïcité de surveillance», qui porterait atteinte à la liberté de religion.
L’Examen périodique universel (EPU) de la France révèle des inquiétudes. Le 29 septembre, Markus Hofer, porte-parole de l’Alliance évangélique mondiale (AEM), a exposé les préoccupations de ses membres devant le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, à Genève.
Elles sont nombreuses, notamment en raison de la loi anti-séparatisme du 24 août 2021, qui a «substantiellement modifié le régime des cultes».
L’AEM a ainsi souligné ses craintes quant aux «conditions d’application trop restrictives ou contraignantes» pour les groupes religieux.
L’organisme redoute une évolution vers une «laïcité de surveillance» des cultes qui «pourrait porter atteinte à la liberté de religion».
Une expression que le Conseil national des évangéliques de France avait déjà employé à l’époque dans l’Hexagone.
Par ailleurs, la faîtière invite l’État français à ajouter la lutte contre la haine antireligieuse parmi les missions de la DILCRAH (Délégation interministérielle de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT).
Markus Hofer a également recommandé une modification du Code de la Santé publique afin de garantir une clause de conscience pour le personnel soignant, notamment dans les domaines de la procréation et de la fin de vie.
Colette : Déjà en juillet 2021 le CNEF déclarait : Loi séparatisme : Un «mauvais signal» pour les libertés individuelles en France, dénoncent les évangéliques
Dans un communiqué diffusé le 26 juillet, il dénonce un texte clivant qui vient «défigurer» la laïcité française et «secouer le pacte laïque». La nouvelle loi vient «restreindre de manière excessive et finalement menacer» le libre exercice des cultes,
«Le glissement vers un contrôle omniprésent de l’État sur la vie des cultes n’est pas un bon signal pour les libertés individuelles en France».
Le CNEF s’était, à plusieurs reprises, inquiété du «basculement vers une laïcité de surveillance qui annonce un changement profond des rapports entre l’État et les cultes»
