22 septembre 2023 – https://lesalonbeige.fr – Par Michel Janva
Dans son dernier livre, « Des lieux qui disent », Edouard Philippe écrit qu’il faudra peut-être prévoir « un droit et une organisation spécifique aux musulmans ». Interrogé sur France-Inter le 13 septembre, il indique que la loi de 1905 « n’est peut-être pas en mesure de traiter la spécificité de l’islam ».
Il pense qu’un jour cette question d’une organisation spécifique, « avec des obligations particulières imposées aux fidèles et aux responsables des communautés musulmanes », sera posée. Ainsi il se dit certain que l’idée de proposer une forme de concordat reviendra sur la table.
Ces gens pensent l’islam comme une religion comparable au catholicisme, avec son catéchisme, son culte, sa hiérarchie… alors qu’il n’en est rien. L’islam est avant tout politique, ainsi que l’avait compris Charles Maurras, lors de la construction de la grande mosquée de Paris :
la construction officielle de la mosquée et surtout son inauguration en grande pompe républicaine, exprime quelque chose qui ressemble à une pénétration de notre pays et à sa prise de possession par nos sujets ou nos protégés. Ceux-ci la tiendront immanquablement pour un obscur aveu de faiblesse. J’aperçois, de-ci de-là, tel sourire supérieur. J’entends, je lis telles déclarations sur l’égalité des cultes et des races. On sera sage de ne pas les laisser propager trop loin d’ici par des haut-parleurs trop puissants. Le conquérant trop attentif à la foi du conquis est un conquérant qui ne dure guère. Nous venons de transgresser les justes bornes de la tolérance, du respect et de l’amitié. Nous venons de commettre le crime d’excès. Fasse le ciel que nous n’ayons pas à le payer avant peu et que les nobles races auxquelles nous avons dû un concours si précieux ne soient jamais grisées par leur sentiment de notre faiblesse.
Et Charles de Foucauld allait plus loin :
Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ?
Exceptionnellement, oui. D’une manière générale, non. Plusieurs dogmes fondamentaux musulmans s’y opposent ; avec certains il y a des accommodements ; avec l’un, celui du mehdi, il n’y en a pas ; tout musulman, (je ne parle pas des libre-penseurs qui ont perdu la foi), croit qu’à l’approche du jugement dernier le mehdi surviendra, déclarera la guerre sainte, et établira l’islam par toute la terre, après avoir exterminé ou subjugué tous les non-musulmans. Dans cette foi, le musulman regarde l’islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants ; s’il est soumis à une nation non musulmane, c’est une épreuve passagère ; sa foi l’assure qu’il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti ; la sagesse l’engage à subir avec calme son épreuve ; « l’oiseau pris au piège qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes ; s ’il se tient tranquille, il se retrouve intact le jour de la libération », disent-ils ; ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être soumis aux Français qu’aux Allemands, parce qu’ils savent les premiers plus doux ; ils peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger ; ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d’honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe siècle : mais d’une façon générale, sauf exception, tant qu’ils seront musulmans, ils ne seront pas français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du mehdi, en lequel ils soumettront la France.
De là vient que nos Algériens musulmans sont si peu empressés à demander la nationalité française : comment demander à faire partie d’un peuple étranger qu’on sait devoir être infailliblement vaincu et subjugué par le peuple auquel on appartient soi-même ? Ce changement de nationalité implique vraiment une sorte d’apostasie, un renoncement à la foi du mehdi (…)
Colette : Je mets cet article, car en priant justement ce matin, le Seigneur me rappelait Ruth qui parlait à Naomi «Ruth répondit: Ne me presse pas de te laisser, de retourner loin de toi! Où tu iras j’irai, où tu demeureras je demeurerai; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu; où tu mourras je mourrai, et j’y serai enterrée. Que l’Éternel me traite dans toute sa rigueur, si autre chose que la mort vient à me séparer de toi ! …………….comment tu as quitté ton père et ta mère et le pays de ta naissance, pour aller vers un peuple que tu ne connaissais point auparavant. »
Elle quitte son pays de naissance, va dans un pays étranger, mais respecte tout de ce pays. Aujourd’hui ce n’est plus le cas, partir de son pays, aller dans un pays étranger et lui imposer, sa croyance, son mode de vie, ses rites, ne pas respecter le pays qui nous accueille et y maltraiter ses habitants, ne peut pas plaire à Dieu. En Israël, l’étranger à la nation devait respecter tout de cette nation.
Nous ne devons pas rejeter, les étrangers qui demande asile, si ils sont prêts à faire comme Ruth.
Dieu a séparé les peuples à Babel, Il savait pourquoi, alors aujourd’hui, même certains croyants, sous couvert de l’amour « on s’aime tous », recréé, peut être sans le savoir la tour de Babel et acceptent qu’une autre religion s’installe dans leur pays en conquérants et chassent leur propre croyance.
Méditons sur cela, et pour ceux que cela dérangent, qu’ils demandent au Saint Esprit de les guider vers la vérité et la compréhension de la Parole.
