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Dossier « L’homme et la femme dans l’Église», Communautés et Assemblées Évangéliques de France

 

1è partie : L’homme et la femme dans l’Église

 

Texte de la commission de service et de référence des CAEF Tout en étant conscient des évolutions de notre société, une lecture respectueuse de la Bible (seule source d’autorité sur l’Église) montre que les rôles de l'homme et de la femme ne sont pas interchangeables, ni dans le couple, ni dans l'Église (1 Cor 11 et Eph 5).

Notre conviction est que Dieu attribue à l'homme une autorité spécifique. Dans l'Église, l'autorité spirituelle est exercée de manière collégiale par un groupe d'hommes appelés anciens. En revanche, hommes ou femmes peuvent être diacres (Ro 16.1) et faire partie du conseil d’Église.

Quant au ministère de la parole, nous reconnaissons que l'interprétation de 1 Cor 11.3 -16, 14.29 - 40 et 1 Tim 2.9 -15 est difficile. Nous ne pensons pas que ces textes interdisent toute prise de parole publique de la femme dans l'Église, puisqu’elle prie et prophétise selon 1 Cor 11.5 .

De même, il nous semble envisageable qu'une femme puisse enseigner à condition de le faire sous l'autorité des anciens. Cependant, il appartient à chaque église de se déterminer sur ce point.

De nombreux articles ou livres ont été écrits sur la question, nous recommandons particulièrement les deux articles joints.

La Commission de Service et de Référence des CAEF, octobre 2010

 

Le ministère féminin par Alfred KUEN

 

Congrès des Églises CAEF 2001, publié dans la revue Servir en l’attendant , n°2, Mars - avril 2002.

II est difficile de développer ce sujet d'une manière satisfaisante pour les uns et les autres en quelques pages, ceux qui voudraient ouvrir l'accès à nos sœurs à toutes les fonctions dans l'Eglise et ceux qui souhaitent au contraire défendre le statu quo. Comme je ne me situe personnellement ni dans l'un ni dans l'autre de ces camps, je suis d'avance certain de ne satisfaire ni les uns ni les autres... Je vous encourage à revenir aux textes de l'Écriture sans préjugés théologiques. Je vous propose 10 thèses en m'arrêtant plus longuement sur deux d'entre elles.

1ère thèse

L'Écriture sainte est, pour nous, «l'autorité souveraine en matière de foi et de mœurs ». Ses affirmations et ses restrictions sont valables toujours et partout si elle ne donne pas elle-même des indications au sujet de leur caractère temporel ou culturel.


2e thèse

La place de la femme dans l'Eglise est une question difficile car il n'y a pas de texte explicite qui la précise dans le Nouveau Testament. On trouve seul ement quelques mentions incidentes dans un contexte traitant d'autre chose. D'où des interprétations divergentes.


3e thèse

Pour résoudre la question, il ne suffit pas de citer deux ou trois versets hors de leur contexte. On pourrait lire seulement Que les femmes se taisent dans les assemblées. Je ne permets pas à la femme d'enseigner ni de prendre autorité sur l'homme. Cependant, comment être logique avec soi -même et leur confier l'enseignement des enfants ? Comment les laisser joindre leurs voix à l'assemblée pour chanter des cantiques (le chant n'est -il pas aussi une forme d'exhortation et d'enseignement : pensez aux cantiques de Deborah, Anne, Marie dans la Bible) ?

Et qui plus est, plusieurs de nos chants préférés ont été composés par des femmes. Doit-on pour ne pas se contredire, condamner nos sœurs à un mutisme complet dans l'Eglise ? Cette lecture littéraliste ciblée sur un seul texte de l'Écriture n'était pas celle de Jésus. Lorsque les pharisiens lui ont cité un verset du Deutéronome pour justifier le divorce, il leur a répondu : Au commencement, il n'en était pas ainsi (Mt 19.8). Il se référait donc au plan originel de Dieu. La Bible est un tout : l'Ancien et le Nouveau Testament sont nécessaires pour nous faire une idée juste sur l'intention divine.


4e thèse

Au commencement, Dieu a créé l'homme et la femme égaux et différents : complémentaires. Dans l'Ancien Testament, les femmes ont joué un rôle inférieur à celui de l'homme, mais Dieu a utilisé certaines d'entre elles pour des missions importantes (pour conduire le peuple ou lui transmettre ses messages, même lorsqu'il y avait des hommes capables, comme ce fut le cas pour Houlda, consultée par le roi et le prêtre au temps où Jérémie et Sophonie exerçaient leur ministère). L'exclusion de la femme de s ministères de la parole ou de la direction (Déborah) n'était donc pas un principe immuable.


5e thèse

Ce n'est qu'après le retour de la captivité babylonienne, que toute participation à la vie religieuse d'Israël fut interdite aux femmes. Et surtout à partir du 3 e siècle av. J.C. Dans le Temple, elles ne pouvaient pénétrer que dans le parvis des païens et des femmes - et encore, pas tous les jours du mois ! Dans la synagogue, elles ne pouvaient participer ni aux prières ni à l'enseignement. Elles n'apprenaient pas la Torah et n'avaient pas besoin d'en respecter les commandements. Tout Juif pieux remerciait quotidiennement Dieu de ne pas l'avoir fait naître femme.


6E thèse

Les évangiles, le comportement et l'enseignement de Jésus sont en contraste radical avec cette attitude du judaïsme contemporain. Les généalogies mentionnent quatre femmes, les récits de la nativité mettent en scène des femmes remarquables, Jésus avait des disciples féminins (Mt 27.55), il les enseignait, les mentionnait dans ses paraboles et en a fait les premiers témoins de sa résurrection.

 

7e thèse

Dès le lendemain de l'Ascension, les femmes se sont associées aux hommes pour la prière (Ac 1.14).

 

a) Elles ont participé à l'évangélisation et à la vie de l'Eglise :

Dans Rom 16, Paul recommande en premier Phoebé , diacre de l'Eglise de Cenchrées (ou : qui y exerce son ministère). Il englobe Prisca (nommée ailleurs Priscille) avec Aquilas dans l'expression : «collaborateurs dans le service du Christ Jésus, à qui toutes les Eglises des pays païens doivent de la gratitude (v.3-4).» L'épithète de collaborateur dans le service du Christ Jésus ,dit H. Marshall, est d'une importance cruciale. Sans aucun doute, elle signifie qu'ils étaient tous deux des collègues de Paul à part entière dans le service missionnaire ; la manière dont il met le nom de Prisca en premier -comme Luc- confirme le fait qu'elle était une missionnaire active. Rien n'indique qu'elle travaillait seulement parmi des femmes » -ni qu'elle était une «aide» au sens restrictif du terme.

Marie s'est beaucoup dépensée pour vous (v.6). Paul emploie le même verbe pour Tryphène et Tryphose qui travaillent toutes deux pour le Seigneur ainsi que ma chère Perside qui a beaucoup travaillé pour le Seigneur (v.12). «Le travail dont il est question pour Tryphène, Tryphose et Perside est l'œuvre missionnaire Paul utilise le même mot pour des missionnaires hommes ou femmes (Ro 16.6,12 ; cf. 1 Co 15.10,58 ; 2 Co 10.15)» (I.H. Marshall, Ibid .), ou des conducteurs d'Eglise (1 Th 5.12), pour des prédicateurs (1Tm 5.17), et pour lui - même (Col 1.29) ou pour le combat contre les fausses doctrines (1 Tm 4.10) .

David Pawson écrit dans L'autorité : une affaire d'homme : « En fait, tout le chapitre 16 de Romains est vraiment une révélation pour ceux qui voient Paul comme un misogyne. Un tiers des personnes dont Paul fait des éloges sont des femmes, qui se sont acquittées plus qu'honorablement de l'œuvre du Seigneur. Elles portent le titre de compagnons d'œuvre, collègues de Paul (Ph 4.2), ce qui veut dire qu'elles ont pris part à sa mission d'évangélisation et d'implantation d'Eglises » .Dans Ph 4.2 -3 il parle d'Evodie et de Syntyche qui ont combattu côte à côte avec moi pour la cause de l'Evangile. Comme le dit M. Lüthi, « les femmes étaient pour l'apôtre Paul de véritables collaboratrices, partenaires dans le service de l'Evangile ».

Étant donné le nombre de femmes associées à Paul dans son ministère, il semble qu'il était normal pour des femmes d'être activement engagées dans l'évangélisation et dans les ministères associés auprès des jeunes Eglises. Après tout, Paul utilisait le même langage pour décrire des collaborateurs féminins et masculins » (R. Tucker -W. Liefeld).

Dans Ro 16.7, Paul dit : Saluez Andronicus et Junia , mes compatriotes ; ils ont été mes compagnons de captivité ; ce sont des apôtres remarquables (ou : ils sont très estimés parmi les apôtres)... Or, Junia était un nom féminin, ce qui signifie donc qu'une femme était qualifiée par Paul du titre d'apôtre - comme Barnabas (Ac 14.14; 1 Co 9.5-6), Silas et Timothée (1 Th 2.6) ainsi que Jacques, le frère du Seigneur (Gal 1.19).

Cette valorisation de la femme par Jésus et par Paul devrait faire rougir de honte ceux qui voudraient rabaisser son rôle dans l'Eglise à l'exécution de tâches simili-ménagères.

Dans sa première lettre, l'apôtre Paul a posé le principe fondamental : En Christ, il n'y a plus ni Juif ni Grec, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme (Gal.3.28). Même si cette affirmation se rapporte en premier lieu au salut, son application dans la vie de l'Eglise devrait en découler dès que les circonstances le permettent. Paul a lutté pour que la différence entre Juifs et grecs disparaisse. Il a fallu 18 siècles pour que l'Eglise tire les conséquences de ce principe quant à l'abolition de l'esclavage. Pour beaucoup, les temps semblent mûrs aujourd'hui pour tirer des conséquences pratiques de la disparition des différences entre hommes et femmes.


b) Dans l'Eglise primitive, les femmes pouvaient prier et prophétiser au culte

D'après 1 Co 11.5; cf. 1 Tm 2.8-9, les femmes pouvaient donc participer activement au culte :aux prières et à certaines formes de ce que nous appelons «le ministère de la parole». Que voulait dire prophétiser ?

En analysant tous les textes relatifs à la prophétie dans le Nouveau Testament, je suis arrivé aux conclusions suivantes :

1) Il existe deux sortes de prophètes et de prophéties Les mots prophètes et prophétiser sont utilisés relativement à deux catégories de personnes : celles qui apportent occasionnellement un message de la part de Dieu et celles qui sont reconnues par l'Eglise comme ayant le « don de prophétie » et sont, par conséquent, accréditées par elle pour l'exercer. Comme tous les croyants pouvaient apporter leur contribution au culte (1 Co 14.26), les femmes pouvaient aussi apporter une «parole prophétique», c'est-à-dire un message que Dieu leur inspirait au même titre qu'une prière (1 Co 11.5). Peutêtre que celles qui le faisaient habituellement à la satisfaction de toute l'assemblée étaient reconnues comme «prophétesses» par l'Eglise. Était-ce le cas pour les quatre filles de Philippe (Ac 21.9) ? Puisque la prophétie occasionnelle des femmes était un fait courant, il semble plus normal de penser, dans leur cas, à une fonction reconnue pour justifier cette mention de Luc.

2) Nous trouvons peu de prédictions dans les prophéties du NT« Le prophète n'est pas l'homme des prédictions, mais de la ‘prédication qui insère la Parole de Dieu dans l'existence d'une communauté’».

3) La prophétie était un don très répandu. C'était « un exercice aussi courant que la prière, de la part des hommes comme des femmes » . «Chaque chrétien est potentiellement un prophète». «Théoriquement n'importe qui peut prophétiser».

4)II était destiné aux réunions des chrétiens C'est là qu'il s'exerçait essentiellement plutôt que dans l'évangélisation.

5) Le but de la prophétie : C'est l'édification de l'Eglise et l'encouragement des croyants. D'après 1 Co 14, celui qui prophétise parle aux hommes pour les édifier, les exhorter, les consoler (v.3) et pour édifier l'Eglise (v.4) c'est -à-dire pour aider chacun à grandir dans la foi. Essayons de nous replacer dans la situation des réunions dans l'Eglise primitive : des chrétiens et des chrétiennes se rassemblaient dans la maison de l'un d'entre eux ; chacun apportait librement sa contribution (1 Co 14.23), «En fait, dit Frederik Dale Bruner, des expressions comme, un mot de témoignage, ou même un conseil, semblent rendre mieux le mot originel quelque peu archaïque de prophétie».

La prophétie exercée de cette manière par des femmes devait passer tout naturellement dans les Eglises primitives. «Dans l'Eglise primitive, hommes et femmes pouvaient se lever pour faire part à l'Eglise de ce qu'ils pensaient que Dieu leur avait confié pour son bien (Gruden-Piper).

Dédramatisée ainsi, elle devrait être comprise dans la plupart des Eglises actuelles. D'autre part, si l'homme se plaît dans les vérités abstraites et leur enseignement, l'esprit de la femme est davantage tourné vers les réalités concrètes de la vie. C'est pourquoi la prophétie, définie comme application des vérités bibliques à la vie de tous les jours, lui convient mieux que l'enseignement.

6) La prophétie du NT n'a pas une autorité absolue Elle n'avait pas une autorité comparable à celle des prophéties inspirées rapportées dans l'Ancien Testament. Elle devait être évaluée par la communauté (1Co 14.29) .

Aujourd'hui, la marque d'authenticité d'une prophétie est sa conformité au message biblique.

7) La prophétie est différente de l'enseignement La caractéristique distinctive de la prophétie est l'inspiration divine ; mais celle-ci n'exclut pas la réflexion humaine, puisque Paul demande aux prophètes d'exercer leur discernement pour prophétiser selon l'analogie de la foi (Ro 12.7). L'enseignement n'est pas fondé sur une révélation. C'est souvent une explication ou une application de l'Écriture (Ac 15.35 ; 18.11 ; Hé 5.12). Il pouvait aussi être la répétition et l'explication de l'enseignement apostolique (1 Co 4.17 ; 1 Tm 4.11 ; 6.2) qui donnait à l'Eglise ses normes doctrinales et éthiques.

8) Ces différentes caractéristiques de la prophétie plaident en faveur de la permanence du don de prophétie dans l'Eglise. C'est «le charisme par excellence de la nouvelle alliance» (Ed. Schweizer). Selon Ac 2.17-21, la prophétie est la marque de l'ère de l'Esprit. «Elle ne peut donc être absente d'aucune période de celle-ci au cours de l'histoire de l'Eglise» (J.I.Packer). J.I. Packer la définit en termes de prédication ou d'application de la vérité biblique aux auditeurs .

Cette «prophétie d'exhortation» est «ouverte à tous, hommes et femmes, en vue de l'actualisation, dans toute la période de la vie de l'Eglise, de la vérité donnée une fois pour toutes» (P.Jones). Ainsi «tout croyant, homme ou femme, peut être appelé à communiquer à la communauté une révélation que le Seigneur lui a donnée au cours du culte». Le mot révélation peut alors se comprendre dans son sens étymologique : un voile qui tombe (sur le sens d'un passage biblique ou l'importance d'une exhortation ou d'une promesse).

Certains exégètes ont voulu limiter ce don à l'Eglise primitive, avant qu'elle ait eu le Nouveau Testament complet. Mais il est difficile d'imaginer qu'un don qui a tant d'importance dans la Parole de Dieu donnée pour tous les temps, n'ait plus eu de raison d'être à partir du moment où le canon du Nouveau Testament était complet. L'argumentation qui appuie cette théorie de la disparition de certains dons sur 1 Co 13.8 est très fragile car le jour où la perfection apparaîtra coïncide avec celui où nous connaîtrons comme Dieu nous connaît (v. 12).

Le don de prophétie a, au contraire, été accordé à l'Eglise pour tous les temps afin d'aider les croyants à grandir dans la foi, de les encourager et les consoler (1Co14.3). Ce don, très répandu dans l'Eglise primitive, constituait, avec le ministère d'enseignement, l'essentiel du service de la parole dans les réunions pour répondre aux besoins spirituels de l'assemblée.

Les hommes et les femmes exerçaient ce don sous le contrôle de l'assemblée. C'est le sens qui se dégage de la grande majorité des textes relatifs à la prophétie dans le Nouveau Testament. D'après le Nouveau Testament, la femme peut participer à ce ministère de la parole au même titre que les hommes.

 

8e thèse

1 Co 14.34 (que la femme se taise dans l'Eglise) semble s'opposer à cette liberté accordée aux femmes. Comment harmoniser ces versets avec 1 Co 11.5 qui lui permettait de prier et de prophétiser ? La majorité des interprètes évangéliques y voient une suite du v 29b : seuls les hommes doivent participer à l'évaluation des prophéties.


9e thèse

1 Tm 2.12 ne s'oppose pas à un ministère d'enseignement féminin. La compréhension de ce verset demande une bonne définition des mots importants (enseigner, autorité) et du lien grammatical entre les deux parties du verset. Ce que Paul semble interdire à la femme, c'est «l'enseignement d'autorité » qui définit ce qu'il faut croire (Vous avez entendu, mais moi je vous dis) ou qui énonce des commandements impératifs (comme lui -même le fait lorsqu'il écrit : Je veux que les hommes... Je ne permets pas à la femme...).

De plus, le mot rare qu'il emploie pour autorité désigne une autorité dominatrice et usurpée (c.-à-d. non déléguée). Le lien grammatical entre les deux parties du verset semble être celui de l'hendiadys qui les coordonne de la manière suivante : Je ne permets pas à la femme d'enseigner en prenant autorité sur l'homme.

On pourrait donc paraphraser le verset ainsi : «Je ne permets pas à la femme de dispenser un enseignement d'autorité en s'arrogeant elle-même son autorité pour enseigner». Avec les précisions que nous donne le sens des mots employés, ce verset ne s'oppose donc pas à un ministère d'enseignement féminin consistant à transmettre, sous l'autorité des anciens, des vérités sur lesquelles les chrétiens s'accordent.


10e thèse

L'autorité de l'homme ne figure cependant pas dans ce seul verset. La soumission de la femme est enseignée dans la Bible depuis le début.

Elle n'est pas liée à une accommodation culturelle ou une stratégie missionnaire (comme dans Tt 2.4-5 et 1 Pi 3.1) car Ep 5,22-24 et 1 Co 11.3 citent des motivations non liées à une culture donnée. Dans l'Eglise, la fonction d'ancien (presbyteros) semble réservée aux hommes. Le mot féminin presbytera ne se trouve que dans un seul texte qui parle de façon évidente des femmes âgées (1 Tm 5.2) ; d'autre part 1 Tm 3.11 qui mentionne les qualifications requises des femmes-diacres ne dit rien de correspondant pour des femmes-anciens). Les femmes peuvent être diacres (Ro16.1 ; 1 Tm 3.11) et apporter dans le conseil des anciens et des diacres (parfois appelé aujourd'hui conseil d'Eglise) une contribution très précieuse et une vision différente de la réalité.

Concrètement, la Bible ne semble donc s'opposer ni à une participation des sœurs à un ministère de la parole dans l'Eglise, qu'il s'agisse d'exhortation, d'édification, de consolation ou même d'enseignement sous la responsabilité des anciens (puisque toute prophétie contient aussi une part d'instruction : 1 Co 14.31), ni à une participation à un conseil des anciens et des diacres (et diaconesses). Cependant, pour respecter les règles générales de subordination réciproques et les restrictions suggérées par les silences de l'Écriture, il ne serait pas conforme aux données bibliques de confier à une femme un ministère d'ancien ou de pasteur.

Ce sujet sur le rôle de la femme dans l'Eglise est vaste et a soulevé beaucoup d'interrogations et d'interprétations. A chacun et chacune de se faire son opinion au regard des textes bibliques.

Cette 2è partie concernant l'homme et la femme et leur rôle dans les assemblées aura une suite : 3è partie : Quelles conclusions tirer de ces considérations.

Puis 4è et dernière partie : La place des femmes dans l'Eglise à la lumière des textes pauliniens.

 

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